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Tome second.
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HISTOIRE

■— coup de talens& de goût pour la guerre , & qui avoit d’excellens Of-ló'fq. liciers , fit divers mouvemens pour les battre & les surprendre ; maisils furent toujours avertis par les gens du païs. Une grande partie desmois de juillet & d’août se passèrent de la sorte. Aïant reçu quelque se-cours on résolut le siège de Puicerda. Cette résolution avoit été prisedès le commencement de septembre. Elle ne fut exécutée que dans lesprémiers jours d’octobre. II fallut un tems infini pour conduire le ca-non, & pour faire les magasins nécessaires.

Siège de Pui- Pui cerda eft au-milieu d’une plaine, fur une éminence. II faut mon-cerda. ter pour aborder les deux tiers de la Ville, le reste est de plein-pied. ElleQumcy tom. de figure ronde , excepté un côté , où la muraille paroît fe retirer en-McmoireT' dedans & fait un grand arc. Quatre demi - lunes & un ouvrage-à-cornehistoriques & défendent le Château, la muraille n’est que de terre ; il n’y a point de fossé duChrowlogi - côté qui est fur la hauteur ; le reste a pour toute défense un mur moitié deques. pierre & un fossé de trois ou quatre pieds de profondeur. La plaine est

longue de trois ou quatre lieues, large à proportion ; elle est arrosée de laSègre , & d’une autre rivière , qui vient du côté de France.

L a tranchée s’ouvrit le huit d’octobre. On fit deux attaques, la pre-mière fous les ordres du Prince de Conti, la seconde sous ceux du Ducde Caudale. Le seul Ingénieur qui fût dans cette Armée fut tué. LesOfficiers dirigèrent les travaux le mieux qu’ils purent, mais assez mal ,sur-tout à l’attaque de Caudale, où la tranchée se trouva tellement enfi-lée , qu’on étoit plus en sûreté dehors que dedans ; mais par bonheurla Place n'étoit pas des plus fortes ; on n’avoit point de secours à crain-dre ; on étoit maître des passages; on s’étoit épargné la peine de fairedes lignes de circonvallation ; on y fuppléoit par une extrême vigilan-ce. Au bout de huit jours Dom Pedro de las Valafconelas, Gouver-neur de cette Place fût tué en faisant réparer une brèche. C’étoit unbrave homme. Sa garnison perdit cœur & se rendit quatre ou cinq joursaprès. Par cette conquête on demeura maître de toute la Cerdagne.Pour mettre ce païs à couvert, on prit le château de Belver. Dom Jo-seph Marguerit, toûjours attaché au parti de la France , alla sommer laVille d’Urgel. Les habitans prirent les armes & lui ouvrirent leurs por-tes , ceux de Montcallier en firent autant.

Campagne Pour ITtalie , les Armées y étoieut si foibles de part & d’autre ,

d’Italie. qu’il ne fe fit presque rien de considérable. Le Maréchal de Gran-QuMcy,tom. C ei, passa une partie del’Etédans leMontferrat. Vers le mois d’octobre,Maafp/a/ 4 ’ n voulut entrer dans le Milanez par 1 Alexandrin. 11 passa le Tanare letom. 4 . pàg. neuf ensuite la Belbe , & résolut de se loger à Castelas , petite Ville71 . située entre deux bras de la rivière de Bromia. Le Marquis de Cara-

cene pénétra son dessein. II marcha pour s’emparer de ce poste, & sesaisit d’un des bras de cette rivière , tandis que les François passoientl’autre. Montpezat , qui étoit déjà passé , poussa quelques escadronsEípagnols & les força de repasser de l’autre côté. Caracene avança pourles soutenir , Grancei en fit de même , la mêlée s’engagea & fût fort

rude