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H I S T O IRE
1654.
Le Clerc ,Histoire desProvixces-uxies, Tom,
3. J>. Z 4V.
Cromwel sefait recher-cher par laFrance.
€lar endort ,tom* 6. pfig*252 .
Affaires d’Al-lemagne.
Corps T>i-p!om. tom.6. part. r.
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intéressé , la prétendit si absolument, qu’il déclara, que sans cette con-dition il étoit inutile de penser à aucun accommodement. Les Provin-ces de Hollande & de West-Frise parurent consentir sans peine à cetArticle; les autres le rejettèrent absolument. Ces deux Provinces sontles principales. Cromwel se contenta de la promesse qu’elles firent, den’élire jamais aucun Prince de la Maison d’Orange pour Stadhouder nipour Amiral. L’attachement que ces Princes avoient alors pour la Mai-son de Stuart leur attira cette persécution. On les a vus s’en dédom-mager depuis, & chasser du trône d’Angleterre cette même Maison,qu’on appréhendoit si fort qu’ils ne soutinssent. Le Protecteur , qui danstous ses traités n’avoit en vuë que de se maintenir , exigea encore desProvinces-unies , qu’elles abandonneraient absolument les intérêts deCharles Stuart, & qu’elles en feraient une déclaration solemnelle auxRois de Suède & de Dannemarc ; que de plus, elles ne recevraientaucun rebelle ou ennemi déclaré de la République d’Angleterre. Cettecondition fût acceptée unanimément. On reconnut aussi la Souverainetédu Pavillon Anglois dans la Manche. On promit de baisser le Pavillon,lorsqu’on rencontrerait quelque vaisseau de la nouvelle République dansles mers Britanniques. Ce traité fût signé le cinq avril, & ratifié levingt neuf du même mois.
Cromwel ayant réduit les Hollandois à se désister de la protec-tion , qu’ils avoient paru vouloir donner à Charles second , pensa à ob-tenir la même chose de la France. II connoissoit sa situation , le caractèredu Ministre. II savoit qu’on ne vouloit absolument point de nouveauxennemis , embarrassé comme on étoit à se défendre de ceux qu’on avoitsur les bras, & toujours inquiet que le feu , qu’on avoit eû tant de pei-ne à éteindre , ne íè rallumât. II avoit déjà commencé à se faire craindreles années précédentes ; il continua cette année d’une manière encoreplus marquée. II se fit une conspiration contre lui ; il supposa que le Car-dinal Mazarin en étoit sauteur ; sous ce prétexte, il fit sortir de Lon-dres l’Envoyé de France. II feignit d’écouter favorablement les Espagnols,qui recherchoient son amitié avec les derniers empressemens. II renditpublic un projet du traité, qu’il devoit faire avec eux. Selon ce projet,ils dévoient l’aider à se rendre maître de Calais. Ces craintes , qu’il cau-sa , eurent leur effet. Le Cardinal Mazarin le rechercha, & Tannée sui-vante il conclut avec lui un traité, dont sexécution, comme on le verradans la fuite, força enfin les Espagnols de penser à la paix.
Ferdinand nouvellement élu Roi des Romains, mourut cetteannée. L’Empereur renouvella ses intrigues & ses sollicitations pour fairedonner ce titre à Leopold Ignace son second fils. L’affaire traîna, & neréussit qu’en mille six cent cinquante six. Ce fût apparemment le besoinqu’on avoit des Electeurs, qui détermina plusieurs d’entr’eux à fairecette année une association pour réparer les infractions faites au traitéde Munster & d’Osnabrug ; du moins ce traité étoit visiblement contrel’Empereur. On y disoit, que depuis la conclusion de la paix faite à
Muns-