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DE LOUIS XIV. LIV. XVII.
Munster & à Osnabrug, les troubles du St. Empire Romain n’étoient — 1 ——■pas encore assoupis, mais qu’on avoit commis contre divers Electeurs & i 4.Etats particuliers plusieurs violencespar les quartiers qui y avoient étépris, par les marches des troupes , exactions & autres actes militaires,hostilités & insolences contraires à ladite paix & aux statuts de l’Empire ;que c’étoit pour empêcher qu’à l’a venir on n’en commît de plus grands,que les Electeurs de Cologne, de Trêves & de Ravière, & l’Evêquede Munster s’unissoient d une manière particulière , non pour offen-ser personne , ni troubler le repos général , ou particulier de l’Em-pire , mais seulement pour leur détente. L’Electeur de Cologne devoitfournir mille cavaliers & quatre mille hommes de pied ; l’Electeur deTrêves s’engageoit à fournir cinq cent fantassins & quatre cent chevaux ;l’Evêque de Munster onze cent hommes de pied & deux cent cava-liers ; l’Electeur de Bavière, ou plûtôt le Palatin de Neubourg, douzecent hommes de pied & trois cent chevaux. On régloit ensuite lecommandement des troupes , suivant le pouvoir de chacun des Confé-dérés, aussi-bien que la manière de leur administrer la justice. On dé-clarait , qu’il étoit permis aux Electeurs & Princes de cette union de s’al-lier avec d’autres Potentats, Electeurs & Etats, suivant la conclusion
f énérale de la paix de Munster, mais fans préjudice du présent traité.
ersonne ne pouvoit être reçu dans cette ligue défensive, que du con-sentement des Confédérés.
Le traité finissoit ainsi. „ Cette Ligue particulière étant sondée „sur l’ordre d’exécution du St. Empire Romain, & sur la conclusion de „la paix , on ne prétend rien autre chose, que de détourner toute in- „justice & violence, & les Confédérés veulent, que cette alliance soit „fermement observée pour deux années consécutives, & après l’expi- „ration d’icelles ils s’accorderont pour s’engager de nouveau, s’ils le ju- „gent à propos pour l’avantage commun; à cette condition toutefois, „que cette présente ligue sera notifiée à Sa Majesté Impériale, nôtre „très gracieux Seigneur “.
La France eût beaucoup de part à ce traité , qui devoit être fl désa-gréable à la Maison d’Autriche. Elle se vangea par-là de la facilité quel’Empereur avoit eue à écouter les propositions du Comte d’Harcourt,
& à le soutenir dans les projets de fa révolte.
Innocent dix, qui aimoit les Espagnols, avoit toûjours haï la PremièreFrance, & le Cardinal Mazarin , parce qu’il n’avoit pas tenu à lui, qu’iln’eût été exclu du Pontificat, & qu’il avoit dérobé à fa vengeance Sc à em "
ses persécutions les Cardinaux Ëarberins & leur famille. II avoit donné Mémoiresdes marques de cette haine toutes les fois qu’il en avoit eu l’occafion. Chromi. NRécemment, il venoit de recevoir le Cardinal de Retz, ennemi person- do ë. mattc l ues 'nel de Mazarin, & si odieux par tant de titres au Roi & à la Reine,comme s’il eût été persécuté pour la justice. A la fin de cette année,il publia une Bulle qui condamnoit les cinq fameuses propositions deJansénius, & le Livre d’où elles étoient extraites. Cette Bulle a été
P p z suivie