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Tome second.
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DE LOUIS XIV. L I V. XVIII.

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neaux. Le Gouverneur se rendit deux jours après, c’ést-à-dire le treize ————8juillet. 11 sortit avec les honneurs accoutumés. .Sa garnison étoit enco- 16sf.re d’environ douze cens hommes ; marque assurée qu’il ne s’étoit guèresbien défendu. Ce siège fût heureux, les assiégés se contentèrent de sedéfendre à l’ordinaire & dans les formes; ils n’entreprirent rien de vi-goureux , & on y perdit beaucoup moins de monde qu’on ne pouvoitraisonnablement espérer d’un siège de cette conséquence. Mr. de TraciMestre de Camp, qui commandoit la cavalerie Allemande, fût le seulOfficier de distinction qu’on y perdit. Le Comte de Buffi se distingua fortà ce siège. Ce fût lui qui fit le logement sur la contrescarpe de l’ouvra-ge-à-corne, & ouvrit par-là le chemin à la prise de cette importante pièce.

L e Prince de Condé pendant tout ce siège ne fit rien de conlidéra- Inaction desble. II tenta souvent d’enlever les fourrageurs, il ne réussit point. Le Gé- Espagnols,néral, toûjours attentif, les fit si bien accompagner, & prit de si justesmesures , qu’ils furent toûjours en fureté ; & le Comte de Bouttevillequi {èrvoit alors les Espagnols , fût défait par le Marquis de Renel & parle Comte de Grand pré qui couvroient les fourrageurs. Dès que l’enne-mi fut que Landrecies avoit capitulé , il se retira promptement vers Cam- Tom.brai. Mr. de Turenne écrit, qu’on entendit un grand bruit dans leur $ a £* î6ucamp, toute la nuit qu’ils apprirent cette nouvelle ; & sûrement parmile commun des soldats il y avoit un peu d’étonnement.

Apre' s la prise de Landrecies, le Roi avec la Reine fa mère, re- Louisqua-vint à la Fère. L’envie de voir son Armée le fit aller à l’Esquille, où elle torze se m , etétoit campée. II y fût reçu aveò tant d’applaudissemens, qu’il voulut la mille fofs^àcommander en personne. Presque seul & lans équipage il retourna à la i a tête de sonFère, où la Reine étoit restée, pour obtenir son consentement. Elle Armée,combattit inutilement sa résolution ; il fallut ceder à ses instances. II re- ^™ tgla ï J,vint se ftiettre à la tête de ses troupes, & les conduisit dans le païs en-nemi. On avoit d’abord investi la Capelle; mais Mr. de Turenne aïantreprésenté au Cardinal Mazarin le peu d’importance de cette Place, qu’a-près fa prise la saison seroit avancée, que l’ennemi auroit ruiné le païspar où il falloit que l’Armée du Roi passât pour avancer dans le Hai-nault, ou dans la Flandre , qu’il n’y avoit point de lieu plus commodepour les vivres que les bords de la Sambre, on changea de dessein. LeRoi s’avança jusqu’à Thuin dans le païs de Liège. On vint ensuite au-près de Bavai, où il se tint un grand Conseil pour déterminer les opéra-tions du reste de la Campagne. Quelques-uns proposèrent le siège d’A-vênes ; mais il n’y avoit point de préparatifs, & les Maréchaux de Tu-renne & de la Ferté n’en furent point d’avis. On ne pensa donc qu’auxmoïens de passer l’Escaut pour Rapprocher de l’ennemi, & voir s’il nedonneroit point occasion à quelque entreprise, soit en se séparant dansles Places, soit en s’opposant au passage des rivières.

L e Prince de Condé étoit alors fur la Haine. On la fit reconnoître.

On trouva, que les passages étoient défendus par de grands retranche-mens & des parapets, qu’il y avoit des redoutes & des platte-formes de

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