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Tome second.
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HISTOIRE

I6ss.

On s'accom-modc aveclui.

Buffì, tom.2 - pag. 114 .

La Frances’unit avecCromwel &le reconnoît.Corps Dipio.matique ,tom. 6 . Part.%.pag. i2i *

Mémoireshistoriques £•?Cronolo-gìquts.

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dispositions il aima la DucheíTe de Châtillon, qui ne se lasiòit point denouvelles amours. II lui confia ses desseins de vengeance. Loin de l’endétourner elle l’y confirma. Toûjours attachée au Prince de Condé, &toujours en intrigue avec lui, elle lui donna son nouvel Amant.

Tandis qu’on négocioit avec ce Maréchal de France, le Princede Condé, pour appuïer la négociation, marcha auprès de Cambrai.Il s’avança même avec un gros détachement jusqu'à deux lieues de Pe-ronne. Du reste, jamais pareilles négociations ne se firent si publique-ment , je dirois presque il insolemment. Pendant quinze jours , on vità.Péronne les envoyés du Roi & ceux des Espagnols; d’Hocquincourtleur donnoit deux audiences séparées, déclarant aux uns & aux autres ceque chaque parti lui offroit, comme un Souverain , qui auroit été maî-tre de choisir. Le Cardinal Mazarin avoit mis de son côté l’épouse duMaréchal, en lui faisant voir la ruine de sa famille inévitable, si sonépoux consommoit son infidélité , & lui promettant pour son fils aîné leGouvernement de la plus considérable de ces deux Places. Cette Dame,qui entendoit mieux les vrais intérêts de fa Maison que son mari, vintà bout de sébranler par ses raisons, par ses larmes & par celles de lesenfans. Pour le déterminer on fit arrêter la Duchesse de Châtillon , avecmenaces de la rendre responsable. Le tendre Maréchal ne pût soutenirl’idée de sa Déesse dans les fers. II se rendit. II reçut deux cent mille écus,stipula expressément la liberté, l’impunité de Madame de Châtillon, &remit enfin ses deux Places entre les mains du Roi ; Péronne fût confiéeà son fils aîné, qu’on jugea ne devoir pas lui ressembler. Pour lui, il seretira dans une de ses Terres ; mais il ne pût y être tranquille, il sortitdu Roïaume, & alla joindre le Prince de Condé. Comme il n’avoit plusde Places à livrer , il fût reçu froidement & peu considéré ; il eût lemalheur d’être tué les armes à la main contre fa patrie, à la tête d’unparti comme un simple Avanturier.

Ce succès étoit presqu’aussi touchant, que celui qu’on avoit eu dansle traité conclu avec Cromwel le deux de novembre. Le Protecteuravoit souhaité passionnément de se voir reconnu & recherché par la Fran-ce. L’espèce d'indécence, qu’il y avoit pour Louis quatorze de fairecette démarche à l’égard d’un homme, qui occupoit la place de ses Cou-sins germains, petits fils, comme lui, d’Henri quatre, en avoit jusqu’a-lors empêché. La raison d'Etat, qui est, & doit être, quand elle estréelle, la plus puissante fur l’efprit des Rois, l’emporta fur cette consi-dération. On envoïa à Londres Mr. Eourdeaux, avec ordre de recon-noítre la nouvelle République & son Chef. Dès qu’on eût fait cette dé-marche, l’espérance qu’avoient conçue les Espagnols, de leur Allianceavec 1’Angleterre, s’évanoûit. Ils ne furent plus écoutés, à peine mêmefurent-ils soufferts.

Cette année même, au mois d’avril, que le traité de la Fran-ce étoit à peine entamé, une flotte Angloife composée de dix - sept vais-seaux de guerre, fans compter las vaisseaux de transport, aborda à l'Isle

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