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Tome second.
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HISTOIRE

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I6ss.

„ ce a contribué, soit de gens ou de conseils, & d’autres assistances, aux„ derniers niouvemens que l’on a vus en divers Comtés de ce Pais....„ tout le monde a été extrêmement surpris de voir, que Vôtre Altesse,„ non obstant des procédés fi étranges & de notoriété fí publique, in-„ dine aujourd’hui à la conclusion du traité avec la France, & que l’on„ diffère rajustement de la paix avec l’Espagne.

„ C L s? pourquoi le Roi, leur Maître, voyant les traités de Hol-„ lande, de Dannemarc, de Suède achevés, & juíqu’à celui de Portugal„ conclu, celui de France si avancé , & que celui d’Espagne seulement„ est différé, Sa Majesté a voulu, qu’on expose à Vôtre Altesse, &„ qu’on fasse une déclaration authentique de la continuation du désir ,« qu’elle a de s’unir d’intérêt avec Vôtre Altesse.

„ Ils ont ordre aussi de lui faire entendre, qu’en cas que cet Etat,3 trouve son compte de recouvrer la Place de Calais, concertant les« moyens de la prendre, & Vôtre Altesse y concourant par la jonction3, de ses forces, tant par mer, que parterre, avec celles de Sa Majesté,j, on remettra ladite Place ès mains de Vôtre Altesse, & elle lui fera„ délivrée, à condition & charge, que Vôtre Altesse devra assister le„ Prince de Condé de navires & de gens de guerre pour entrer dans„ Bourdeaux ; ou, s’il n’en peut venir à bout, en telle autre part, qu’il3, fera jugé plus propre, pour donner entrée audit Prince dans la Fran-3, ce & agir dans ce Roïaume ; d’où il reviendra un si grand avantage à« cet Etat. S’il y a quelqu’autre chose que Vôtre Altesse désire de Sa3, Majesté, elle embrassera volontiers tous les moïens , qui lui seront„ proposés, pourvu qu’ils soient utiles à la Cause commune & au„ bien des deux Nations

On n’a rapporté cette pièce, que pour montrer d’avance combienfurent injustes les reproches, que l’Espagne & ses Partisans firent à la Fran-ce au sujet de cette -.alliance, qu’elle avoit ambitionnée elle même jusqu’àla flatterie & la bassesse. Soit que Cronrwel n’aimât point, ou qu’il esti-mât peu les Espagnols, ou, enfin, qu’il craignît plus la France, cesreprésentations, si ressemblantes à des supplications, ne le touchèrentpoint. II s’engagea avec cette dernière Couronne. Le traité, quiparut en public, n’étoit, à proprement parler, qu’un traité de commer-ce. Les deux Nations s’y accordoient mutuellement les facilités, les pri-vilèges qu’on a coutume d’accorder à ses amis. Les articles secrets étoientceux, que le Ministre de France & le Protecteur avoient eu particulière-ment en vúë. Le Ministre s’obligea d’abandonner absolument Charlessecond ; de le faire sortir de France, aussi bien que ses deux frè-res les Ducs d’Yorck & de Glocester, & de ne les point assister enaucune façon par rapport à leurs desseins & prétentions. Dans l’autrearticle secret, l’Espagne étoit traitée comme elle avoit voulu traiter laFrance. Le Protecteur s’engagea d’entretenir en Flandre six mille A ré-glois ; d’équiper une flotte pour aider à prendre quelques Villes mariti-mes, à condition , que , pour dédommagement de ces dépenses, Dun-

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