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Tome second.
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DE LOUIS XIV. LIV. XVIII.

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kerque seroit assiégé le plûtót qu’il seroit possible, & lui seroit livré à l’in- ———— »staut qu’il auroit été pris. I(íss.

On cria fort, en France même, contre ce traité. Le Cardinal de Cette Aiiian-Retz, de Rome où il étoit, publia une longue invective contre le Cardi- ce injuste-nal Mazarin. Les dévots, les Ecclésiastiques crièrent que tout étoit per- m< r nt blâ *du. On s’attacha sur-tout à attendrir les peuples & les personnes qui pen-sent superficiellement, sur la lâcheté & la honte qu’il y avoit d’abandon-ner des Princes dépouillés, & de les sacrifier à l’ambition d’un Usurpa-teur. Ces Princes mêmes, plus intéressés en ce traité que ces déclama-teurs, rendirent plus de justice au Cardinal Mazarin. Le Duc d’Yorck Pag. 42%.dit ; „ qu’il doit cette justice à la mémoire de ce Cardinal, d’avoiier, „qu’il auroit été un Ministre fort mal-habile , s’il n’avoit, dans une con- „joncture si délicate, engagé Cromwel dans les intérêts de son maître ; „qui auroit eu lieu d'être fort mécontent de lui, s’il avoit laissé échapper „cette importante occasion. “ Le même Prince ajoute ; „ que le Cardi- „ ibid. p. 426.nal, pour ne le pas réduire à la nécessité de sortir de France, avoit „obtenu de Cromwel, qu’il pût continuer de servir dans les Armées de „cette Couronne, pourvu que ce fût en Italie ou en Catalogne

Ces propositions furent inutiles. Charles second son frère se mitsous la protection du Roi d’Efpagne, & lui ordonna de se rendre auprès delui. J 1 obéît malgré ses répugnances. On le connut à la Cour, on luien fut gré, & ce fût la source du tendre & sincère attachement queLouis quatorze conserva pour lui, & dont nous le verrons lui donner,même contre ses propres intérêts, des preuves si éclatantes.

Cette année fût fertile en négociations. On renouvella les traités Traité'avecfaits avec les Villes Anséatiques, c’ést-à-dire, Lubek , Brême, Hambourg, Villes An-& quelques autres moins considérables qui leur étoient associées. Le pré- corpTdip/o-mier de ces traités étoit de mille quatre cent soixante - quatre, sous Louis m Jique,onze, qui le prémier de nos Rois, apparemment fur les représentations tom.6.de Jacques Cœur fameux Négotiant de Bourges, s’appliqua aux affaires du Part.2.pag.commerce. Le dernier de ces.traités étoit d’Henrile Grand en mille six I02, 10,1

cent quatre. Celui-ci, du dixième mai, les confirmoit tous. On yprenoit toutes les précautions possibles pour la liberté & pour la fidélitédu commerce, pour la fureté des négotians, pour empêcher les abus,les vexations, que l’avidité du gaina coûtume de faire commettre.

Les habitansde la Hanse & Nation Teutonique dits Osterlins, ainsis’exprime le traité, pourront en toute sûreté trafiquer, tant en France,qu’aux autres Roïaumes, même ennemis de cet Etat, ou qui pourroientl’être à l’avenir, pourvû qu’sts ne soient point chargés de marchandises decontrebande pour ces mêmes ennemis. Ces marchandises de contreban-de sont, tout ce qui sert immédiatement à faire la guerre & pour armerles troupes.

Ce traité, par le troisième article, déroge aux Ordonnances, éta-blies par François prémier & Henri trois, qui établissoient, que les naviresoù il y avoit des biens & des marchandises des ennemis, fussent décla-rés