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Tome second.
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HISTOIRE

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Quixcy, tom.I. pag. 202,Montglat ,tOïtl. 4

104.

II auroit póen faire deplus grandesQuincy, tom.1. pag. 20?.Montglat ,íchî. 4 .pag.105.

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401.

Succès desEspagnols.

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rivé il assiégea le Cap de Quiers. C’éít une petite Ville , maisun excellent Port de mer , capable de contenir une nombreuse Ar-mée navale , & fort commode pour la conservation de Rozes. LeComte de Bougi emporta d’abord une Tour , qui étoit la principaledéfense de cette Place , & qui en eut rendu les approches extrême-ment difficiles. On la battit íì furieusement par terre , tandis que le Duc deVendôme la foudroïoit par mer qu’elle fût prise le vingt-íèpt de mai ,le cinquième jour du siège ; la garnison fût faite prisonnière de guerre.

Cette conquête fraïa le chemin à une autre. Caítillon tenoit enbride tout le Lampourdan , & incommodoit extrêmement Rozes, qu’onvouloit absolument conserver. On l’avoit pris & razé il y avoit deuxou trois ans , mais les Espagnols s’y étoient logés de nouveau & enavoient relevé les fortifications. Ils y avoient même établi des maga-zins considérables , & deux mille hommes pour les garder. Le Princede Conti l’investit le cinq juin ; la tranchée ne fût ouverte que le dou-ze. Cette Place étoit mauvaise , & les fortifications en étoient nouvel-les. Elle tint pourtant vingt jours. La nombreuse garnison qui la defen-doit fit un bon usage des munitions de guerre qui y étoient en abon-dance. Leur feu étoit des plus violens ; les approches ne se firent qu’avecprécaution & lentement ; mais enfin le Mineur ayant été attaché à la murail-le, on capitula , & la Place fût évacuée le prémier de juillet. Le Marquisde Bellefonds, depuis Maréchal de France , fût fort blessé durant ce siège.

L’Armee du Prince de Conti étoit belle; le Cardinal y avoit donnéune attention particulière ; le Duc de Vendôme avec fa flotte avoirordre de seconder tous ses desseins. Celle d’Espagne étoit foible & n’ô-soit presque se montrer. Dom Juan , qui la commandoit , profita enhabile homme de la faute que fit le Prince de Conti en ne passant pasles montagnes aussi promptement , qu’il auroit pû & s’empara despassages. Le Prince de Conti s’avança dans la plaine. Les peuples , quiavoient conservé de l’inclination pour les François , étoient fort dis-posés à se soulever. Boissons même, Ville Episcopale , reçut garnisonFrançoise. On forma le dessein d’assiéger Palamos. Cette entreprise eutrépondu à l’espérance qu’on avoit conçue de la supériorité de PArmée ,mais quelque secours, que Dom Juan jetta dans cette Place , fit changer depensée. Le Duc de Vendôme , qui s’y étoit déjà rendu , fût obligé dese retirer. Le Prince de Conti avoit tout l’esprit possible & extrême-ment cultivé , il aimoit la guerre , il étoit brave. Bussi dit dans ses Mé-moires , qu’il n’y avoit que le Prince de Conti qui fût plus brave quelui. Malgré tout cela, il n’étoit pas fait pour être à la tête des Ar-mées. Sa foible santé ne pouvoit soutenir les fatigues attachées à ce la-borieux emploi , & peut-être que ce genre de vie ne s’accommodoit

Í ioint au goût qu’il avoit pour la dévotion. II acheva la Campagne , &ailla le commandement au Comte de Merinville.

Dom Juan d’Autriche crut pouvoir profiter de ce changement. II ras-sembla ses troupes & marcha à Solíonne pour la punir de íà défection

&