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Tome second.
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1 6<;6.Suffi, tom.2. pag. 70.

Ibid. p. 69.

Qumcy , tom.1. pag. 212.Mémoireshistoriques Nchronologi-ques.

Turenne ,tom. j. pag.

293.

Les Arméesse retrouventen présence.Çhúncy , tom.1. pag. 21 j.Montglat ,íoîB. 4.

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monde que le Maréchal de Turenne, qui pût la prendre; mais loin dela louer, on la blâme, jusqu’à dire, que s Armée Françoise dût son sa-lut à la pitié du Prince de Condé, ou au peu d’activité des Espagnols.Ce Moníìeur n’est pas heureux en réflexions ; elles paroissent ingénieu-ses , mais souvent elles font peu solides. J’en rapporterai un secondexemple. A l’occasion de la levée du siège de Valenciennes, il s’expri-me ainsi. „ Cet accident eût plusieurs causes, prémièrement l’épargne„ qu’on fit à la digue, l’Armée de la Ferté qui n’étoit pas assez forte„ pour garnir suffisamment sa ligne , & plus que tout cela, le coup„ que je tiens quasi sûr d’attaquer des lignes pendant la nuit ÍC .

C o n d e fit une plus longue résistance qu’on ne s’y étoit attendu ,il tint vingt cinq jours. Dom Juan & le Prince de Condé vouloientavoir prisonniers les deux ou trois mille hommes qui la défendoient.Cette Ville étoit tellement enclavée dans le Pais ennemi qu’il étoit im-possible de la secourir ; on prit un autre moyen pour sauver cette garni-son. Le Vicomte passa l’Escaut, marcha par Arras fur la Lys, & Rap-procha de St. Venant, comme s’il eût voulu l’affiéger. Les Espagnols,pour sauver cette Place, accordèrent au Gouverneur de Condé une Ca-pitulation tolerable ; il sortit avec les honneurs, mais il ne pût rentreren France qu’après avoir été mené à Luxembourg.

La longueur de ce siège donna le tems aux recrues, que le Cardi-nal Mazarin envoïoit de toutes parts, de joindre l’Armée de Mr. de Tu-renne. II étoit campé aux environs de Lens, pour être à portée desuivre l’ennemi s’il vouloit Rapprocher des frontières, ou pour l’inquié-ter s’il entreprenoit le siège de Béthune ou de la Bassée. Condé ne serendit que le dix-huit d’août; il avoit fallu deux ou trois jours pour ladémolir. Le Prince de Condé marcha vers Cambrai pour faire croirequ’il vouloit entrer en France. Son dessein étoit de tomber fur quel-que Place en cas que l’Armée Françoise allât couvrir la frontière :voyant qu’on ne donnoit pas dans ce piège, après s’être rafraîchi quel-ques jours dans les plaines, qui font entre Cambrai & Bapaume, il mar-cha droit à Lens.

Le Vicomte avoit eu d’abord dessein de l’attendre ; mais aïant faitréflexion , qu’il pouvoit venir par des hauteurs, à la faveur desquellesil seroit maître des passages, & qu’après - tout, faute de fourrage l’Ar-mée du Roi seroit bien-tôt obligée de décamper, il aima mieux partiravant qu’on pût l’incommoder dans fa marche. II n’ignoroit pas , que cedépart à l’approche de l’ennemi, seroit un mauvais effet dans ses trou-pes encore un peu étonnées ; mais aïant considéré la nécessité de décam-per , il ne s’arrêta point à ce qu’on pourroit dire. II avoit vû fur laCarte un lieu nommé Houdain , qui étoit dans la situation qu’il désiroit,pour être proche d’Arras, d’où il tiroit ses vivres, & pour veiller à lasûreté des Places menacées. Y étant arrivé il trouva que le campementy étoit fort incommode , sur-tout par la disette d’eau ; on y passa la nuit,le lendemain on chercha un endroit plus commode ; c’étoit la Buffière.