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Tome second.
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HISTOIRE

_ C’e'toit peu que la prise de Coudé pour soutenir le bruit qu’on

i6ç6. avoitfait dans toute l’Europe de la levée du liège de Valenciennes LesIls assiègent Espagnols résolurent de prendre St. Guislain, qui auroit ouvert le che-St. Guislain uuu à la prise du Quênoi. De Douai, où ils étoient, ils firent un dé-TurenK i? CeS ' tachement considérable d’infanterie & de cavalerie pour assiéger cette Pla-tom.ì.pag. ce, pendant qu’avec le relie de leurs troupes ils empêcheraient le secours.

29S. Le Vicomte de Turenne prévit leur dessein, & connoissant que la lìtiia-

Quincy, tom. tion du Pais le mettroit hors d’état de faire aucune entreprise en Flandre,ì-pag- 214. jjforma un autre projet. Dès qu’il les vit éloignés, il envoya au Cardi-nal Mazarin , & le fit prier de donner ordre, qu’on préparât un traind’artillerie & tout ce qui étoit nécessaire pour un siège. C’étoit à laCapelle qu’il en vouloit. Cette Place étoit si éloignée de Pendrait où ilétoit , qu’il supposa que les ennemis n’en auraient aucun soupçon/L’Envoyé ajouta, que c’étoit Punique voye de faire lever le siège de St.Guislain, ou de fe dédommager de fa perte. Le Cardinal approuva leprojet, & laissa au choix du Vicomte les mesures»qu’il falloit prendre.II partit d’auprès de Bethune , passa par Arras, feignit de marcher vers

la Somme pour dérober fa marche a la garnison de Cambrai, & cou-lant le long de cette rivière, après une marche de trente lieues faite en

trois jours, il investit la Capelle avec une partie de fa cavalerie , & quin-

ze cens fantassins qu’elle avoit pris en croupe.

Les Fran- O n se retrancha auffi-tôt, & si bien , qu’un détachement qui ve-

cois affié- no j t p 0ur s >y j e tter fût repoussé. Le Marquis de Chamilli en étoit Gou-

nent la P Ca"" verneur ; fa garnison n’étoit que de cent hommes. Son fils, depuis Ma-peile. réchal de France, passa au-travers des escadrons & lui mena soixante ouMontglat , quatre-vingt chevaux. L’infanterie suivit de près la cavalerie. Commetom. 4-pag. j a g arn if on étoit des plus fossiles, on emporta en une nuit la contrescar-

Qu%cy, tom . petrois demi-lunes, & 011 passa le fossé. Les Espagnols, comme on

j.pag'211. l’avoit prévu, abandonnèrent St. Guislain pour accourir au secours de laTurtnne , Capelle. Cette Place tenoit encore lorfqu’ils arrivèrent à Avesnes. Sanstom. pag. p er£ j re teras jj s s’avancèrent à une lieue de la circonvallation ; maisMémoires hi- étant fatigués d’une pluïe continuelle , qu’ils avoient essuyée pendantjìoriques & deux jours de marche précipitée, ils ne jugèrent pas à propos de com-cbronologi- battre; ils demeurèrent à la vûë de la Ville, qu’ils étoient venus secourir ,’* ues ' & ne se retirèrent qu’après qu’elle fût rendue. Le Prince de Coudé en-

voya une partie de ses troupes vers Rocroi ; les Espagnols , hors d’étatde recommencer le siège de St. Guislain , fe retirèrent aux environs deMaubeuge.

Apre' s ce succès, qui réparait les disgrâces de cette Campagne, leRoi & le Cardinal vinrent à Guise, dont l’Armée s’étoit approchée pourse rafraîchir. On résolut qu’elle retournerait dans le Hainault pour me-ner un grand Convoi à St. Guislain. II étoit à craindre que l’enne-mi ne fe remît dans son ancien camp, ce qui auroit rendu impossiblel’exécution de ce dessein. Cette difficulté n’empêcha point Louis qua-torze de souhaiter de se mettre à la tête de ses troupes, & le Car-dinal