Band 
Tome troisieme.
JPEG-Download
 

220

HISTOIRE

■ cherchoit sa sûreté personnelle & celle de sa Patrie, répondit avec fran-1666. cluse, qu’il souhaiteroit avoir matière de servir ce Prince dans ses pré-tentions ; mais que pour cela il falloit des éclaircissemens, qui ne luiavoient point paru jusqu’à présent, quelques recherches qu’il en eûtfaites, & que pour y porter les Villes, il faudroit qu’un droit de suc-cession légitime parût à l’excluíion de l’Enfant mâle* sans quoi il seroitmal-aisé de porter les Etats à rompre avec l’Espagne.

Cn continue Cette réponse contribua peut-être autant à retarder la jonction desde promettre Flottes, que les tems contraires. On ne se battit point fur la Médi-ans ^Flottes terranée, & on n’arriva vers Brest que fur la fin de l’Eté. On pressoitfans la vou- cependant les Provinces-Unies de mettre au-plûtót leurs Flottes en merloir. pour assûrer l’entrée du Duc de Beaufort dans la Manche. „ Je ne pou-

Memmes du vo j s rece voir une plus fâcheuse nouvelle que celle que vous me don-tmdes, t»m. » nez ’ ecrivoit-on a la Haie, que la flotte des Etats ne pourra etre3 . $ag. io6. „ prête avant la fin du mois de mai; il pourroit arriver un grand malheur„ de ce retardement. J’ai donné ordre au Duc de Beaufort de passer au„ Ponant, le plutôt qu’il pourroit, me promettant que leur Flotte oc-„ cuperoit assez les ennemis pour ne laisser pas craindre qu’ils puissent al-„ 1 er avec toutes leurs forces à la rencontre de ce Duc. Cependant je„ vois que la chose seroit facile , si on ne trouve rnoïen de faire sortir sans3 , délai la Flotte des Etats Le Pensionnaire tâcha de dissiper cettecrainte, en assurant que si les Anglois détachoient une partie de leurFlotte pour aller au-devant de celle de France, ils envoïeroient tout cequ’ils auroient de vaisseaux prêts au Texel, à la Meuse & enZéelande,dans la Tamise pour faire diversion.

Ils ne furent pas en cette peine. Le Duc de Beaufort mit, il estvrai, à la voile le vingt-neuf d’avril avec trente & un vaisseaux de guerreLe Clerc,ton. & huit brûlots pour sortir de la Méditerranée; ta Flotte Angloise en étoit3- fag. J î I - partie & s’étoit retirée dans ses ports pour se rafraîchir. On fût long-tems fans savoir ce qu’il étoit devenu. On continua de supposer qu’ilarriveroit, & on agit comme si on avoit été sûr. Mr. de Lionne, dansun Mémoire du vingt & unième mai, mandoit à la Haïe à l’Ambassadeurde dire au Pensionnaire, que le Duc de Beaufort avoit ordre de venir àBelle-lsle, & que le Roi approuvoit la jonction entre Dieppe & Boulo-gne, pourvû qu’ellepût s’exécuter ; mais qu’auparavant il falloit bien con-Owíí 7 > íf£L no ^ re ^ es * orces communes & celles des Anglois. „ Sa Majesté, conti-trades, tom ."» Eoit le Mémoire, désire que vous disiez au Sieur de wit que sonz. $ag. 242 . „ Armée fera composée de quarante-quatre bons vaisseaux & quatorze„ brûlots, depuis quarante jusqu’à quatre-vingt pièces de canon, & quej, les équipages sont plus forts d’un tiers, au-moins, que les vaisseaux„ de pareil port de Messieurs les Etats

Variation de Apre' s avoir pressé avec toutes les instances possibles la sortie de lacesu'et ” 06 à Flotte Hollandoise de ses ports, on en fit presqu’autant pour l’y retenir#J! 3e ’ quand on sût qu’elle étoit prête. „ Quelque utile que doive être la,j jonction, disoit-on dans un Mémoire duvingt-huit mai, il paroít beau-coup