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HISTOIRE
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Bataille na-vale. LesHollandoisont l’avanta-ge-
Le Clerc,tom.
pag. 1,8.
Mémoires duComte d’Ef-irades , tom.
h pag. 268.
Le Clerc, tom.
pag. 142.MémoiresHiftoriqu.es& Chronolo-giques.
„ Flotte pour aller combattre celle d’Angleterre fans l’affistance d’aucun„ de leurs Alliés, il n’y a qu’à louer leur résolution & souhaiter que„ le succès en soit tel qu’ils le peuvent désirer. Sa Majesté a envoïé„ deux Couriers, l’un par mer & l’autre par terre , au Duc de Beaufort,„ avec ordre de se rendre en toute diligence, & fans attendre en aucun„ lieu de fa route, dans les Rades de Belle-ísle ou de la Rochelle. En„ même tems elle a ordonné aux Gouverneurs de Dunkerque, Calais„ & Boulogne de tenir correspondance avec T Amiral Ruiter & autres,, Commandans de la Flotte des Etats, de les avertir de tout ce qui vien-„ dra à leur.connoissance, de donner retraite & sûreté aux vaisseaux dans„ leurs Ports & Rades, &, en cas de combat opiniâtre, de les assister„ de poudres & de boulets a .
Outre ces mesures & ces ordres, que ^Ambassadeur vanta beau-coup, on fit avancer des troupes fur les Côtes. On prétendoit s’en faireun mérite; il est pourtant visible qu’on ne les faisoit avancer que pourfa propre sûreté, en cas que les Anglois fussent victorieux.
Les deux Flottes étoient trop animées &trop à portée de se battrepour ne le pas faire. Le combat dura quatre jours. II commença letreize juin & ne finit que le seize. II se donna entre Dunkerque & leNordforland, Les deux Flottes étoient de plus de cent voiles. Les An-glois auroient été supérieurs en nombre, mais enflés de la victoire deì’année précédente, & comptant de n’avoir pas besoin de toutes leursforces pour battre leurs ennemis, ils avoient détaché vingt-deux deleurs meilleurs vaisseaux pour disputer le passage à la prétendue Flottedu Duc de Beaufort. Ils commencèrent le combat, & vinrent à toutesvoiles attaquer leurs ennemis, mais le vent qui leur étoit favorablepour arriver, ne le fût pas pour combattre, parce qu’ils ne purent seservir de leurs batteries basses. Les actions furent vives ; les Hollan-dois y eurent toujours Pavantage. Le quatrième jour, PEfcadre déta-chée pour aller contre le Duc de Beaufort joignit les Anglois tandis quel’Amiral Ruiter les pourfuivoit ; il fit halte & rassembla ses vaisseauxpour combattre avec plus d’ordre. Les Anglois de leur côté fe dispo-sèrent à recommencer le combat ; il dura fix heures avec un égal avan-tage ; mais Ruiter volant balancer la victoire, fit mettre la Flague rou-ge , qui est le signal d’une attaque générale, & donna avec tant de vi-gueur fur la Flotte Angloife, qu’il la perça deux fois, prit six grandsvaisseaux & en coula quatre à fonds ; les Anglois prirent la fuite. Lesoir il s’éleva un grand brouillard. Ruiter, proche des Côtes d’Angle-terre , appréhendant les Bancs prit le large avec fa Flotte victorieuse.C’est apparemment cette sage précaution de ce grand Capitaine , quifit dire aux Anglois qu’ils étoient demeurés Maîtres de la Mer. Cetteprétention fût tournée en ridicule par un Poëte Latin d une manièrefort énergique.
Pugnatum est Batavos inter fortesque Britamos ,
Et vix poji quantum pugna percuta diem.
Siim-