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Tome troisieme.
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DE LOUIS XIV. LIV. XXIX. 22)

Summa fibi retinent Batavi , ima /Equoris slngli , —m» .

DiviJ’um imperium jic juvat ejjè maris. ^ 666»

Pendant ces quatre jours de combat, ils perdirent vingt & un .1

navires; onze tombèrent entre les mains des Victorieux, les dix autresfurent brûlés ou coulés à fonds. Toute l’Efcadre du Pavillon Blanc fûtruinée; l’Amiral fût. pris. Ce vaisseau, appelle le Prince Roïal, étoit àTépreuve du canon. Le Vice-Amiral eût le même sort avec cinq au-tres ; ils perdirent au-moins dix mille hommes, dont trois mille furentfaits prisonniers.

D u côté des Etats il y eût trois vaisseaux brûlés, quatre coulés àfonds, plus de vingt démâtés, mais aucun ne fût pris. Ruiter donnatoutes les marques possibles d’un grand cœur & d’une grande capaci-té ; fans lui, par trois fois tout eût été perdu. Tromp, son second,combattit en lion ; six fois il changea de vaisseau ; mais il s’étoit engagétrop avant, ce qui avoit obligé Ruiter son Amiral de tout risquer pourle dégager.

La Cour de France fit de grands complimetis aux Etats fur leur Autre com-victoire, les pressa de remettre au-plûtót en mer, & continua d’assûrer bac avanta-qu’elle redoublerait ses soins & son application pour faire joindre in- ""

cessamment fa Flotte, & agir de concert avec vigueur, pour le soûtien, u Clerc,tom.la réputation & la gloire de la Cause commune. Soit par égard pour 148.

ces instances, soit parce que la sagesse le vouloit ainsi, la diligence à y’ i e e de íi f uittr 'radouber les vaisseaux & à les remettre en état de tenir la mer fût si Tromp.grande, que la Flotte Hollandoise plus forte qu’elle n’avoit été, sortit Mémoires dudu Texel au commencement de juillet. Les Anglois ne fe négligèrent Comte d’Ef-pas non-plus; mais comme leur perte avoit été fans comparaison plus t ™‘í e * p ’grande, elle ne fût pas íì-tôt réparée. Leur Flotte sortit pourtant à la fin Mmtgiat,de juillet; on se battit encore le quatrième août. Ruiter fût abandon- 10m. 4.né de son Avant-garde, qui se retira à toutes voiles, & par l’Efcadre 288.de Tromp, qui fe laissant aller à son impétuosité ou aux mouvemens defa jalousie, fe mit à poursuivre une partie de la Flotte Angloife quifuioit, ou faifoit semblant de fuir. Ruiter aïant inutilement tiré plu-sieurs coups de canons pour rappeller lés Escadres écartées, eût à loû-tenir avec huit ou dix vaisseaux tout l’essort de vingt-deux Anglois, quile criblèrent de coups ; après s’être battu jufqu’à cinq heures à soir, ilprit le parti de fe retirer; il lût poursuivi juiques fur les Côtes de Hol-lande, en chemin il perdit deux de lès vaisseaux.

Le Généralissime Monck demeura Maître de la mer; il profita de favictoire. Un Officier Hollandois qui avoit mieux aimé fe retirer en An-gleterre, que de courir le risque de se présenter au Conseil de guerre, Le Clerc,tom.où il avoit été cité après le combat de l’année précédente, cet OíH- ?• f»g- «f 1 *cier, dis-je, nommé Heemskerke conduisit la Flotte Angloife vers le omtT'd’EitVli & l’isle de Schelling dont il connoissoit parfaitement la Côte. L’en- trader , tom.trepriiè eût tout le succès que les Anglois pouvoient souhaiter, ils brû- vag. ;6i.

lèrent