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Plaintes desHollandoiscontre laFrance.Mémoires duComte d'Es-trades, tom.3. pag. ?4i.
ib, pag, 361.
Ib. pag. ;; 8 .
La Flotte està portée dejoindre &neJe fait point.Jjasnage.Mémoires duComte d'Es-trades , tom.
r. p«g- ì 6 i-
Montglat,tom. 4 . pag,
LL 8 .
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lèrent trois cent cinquante maisons, plus de cent navires marchands 8cdeux vaisseaux de guerre ; cette perte fût estimée par les Hollandois mê-mes plus de six millions.
Ces dommages n’abbatirent point le cœur des Hollandois, mais ilsfirent extrêmement crier contre la France, auffi bien que le refus quecette Couronne avoit fait d’envoïer quelques brûlots joindre PAmiralRuiter, & de permettre qu’on levât des matelots fur ses Côtes. Le Pen-sionnaire ne pût s’empêcher de dire au Comte d’Estrades, que par cerefus on pouvoit juger si on fe devoit attendre à la jonction des Flottes.La faction Angloife jointe à celle d’Eípagne n’oublia rien pour animerles peuples. „ Ils débitent par les Villes, mandoit à Louis quatorze„ son Ambassadeur, des Libelles infâmes contre vôtre Majesté & le„ Gouvernement présent de Hollande En effet pourroit-il paraîtreprobable, & qui croira jamais, qu’une Flotte partie des Ports de Mar-seille au commencement d'avril n’ait pû arriver fur les Côtes de Poitou& de Brétagne qu’à la fin d’août, n’aïant essuïé aucun accident ex-traordinaire , & n’aïant rencontré aucun ennemi qui l’obligeât d’allon-ger fa route ?
De' s qu’on eût sû à Paris l’échec qu’avoient reçu les Provinces-Unies,on fit partir un Courier extraordinaire pour témoigner la sensible partqu’on prenoit à leur déplaisir ; on protestoit que la douleur qu’on enavoit n’étoit pas moindre, que celle, qu’elles en avoient ressentie ; 011les animoit à faire de nouveaux efforts pour réduire bientôt les An-glois à souhaiter véritablement la paix. „ Si les Etats, ajoutoit-on, fe„ trouvent en pouvoir & en volonté de remettre leur Flotte à la mer ,„ je leur offre d’y joindre la mienne, qui ne peut manquer d’arriver„ dans très peu de jours à la Rochelle ou à Belle-Isle “.
Enfin elle arriva à la Rochelle à la fin d’août. Le Comte d’Estra-des notifia aux Etats-Généraux cette nouvelle si longtems attendue, le troisde septembre, & les assûra qu’elle ne perdrait aucun teins à prendreles provisions & rafraîchissemens nécessaires, & à fe tenir en état detaire voile auflìtôt que la résolution en aurait été prise. II les exhorta à ajus-ter toutes çhoses pour que la jonction se fît avec diligence & sûreté.On envoïa de France de nouveaux projets ; on demanda avec ins-tance que les Etats défendissent à leur Amiral de fe battre qu’iln’eût été joint par le Duc de Beaufort, & cela, difoit-on > pour l’hon-neur du Roi très-Chrétien, & pour fermer la bouche à ceux qui ontvoulu jufqu’içi mal juger de ses intentions par le long retardement del’arrivée de fa Flotte. Les Etats assurèrent qu’avant la mi-feptembre ilsauraient en mer quatre-vingt bons vaisseaux ; que si la Flotte Angloifeétoit alors vers le Texel ils iraient la chercher , ou que fl elle ren-trait dans la Rivière de Londres, ou se plaçoit aux Dunes, ils fe place-raient à feutrée de la Tamise, & que dans l’un ou l’autre cas le Ducde Beaufort aurait la Manche libre, & pourrait facilement les joindrefans rien risquer.
Cet