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Tome troisieme.
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HISTOIRE

1666.

Lettre cîuRoiaux Etats,peu confor-me à ses dé-pêches.

De Wìt,tom.

pag. 609.Le Clerc, tom.pag. 160.

,3 l’Armée Angloise & la combattre ) & pour courre toutes les Côtes erme-„ mies ; mais même pour ruiner leur Commerce & assurer celui deâ33 Etats ; eníòrte que pendant l'hiver ils aïent libres les Mers de la Man-„ che & du Nord. Pour la Manche, 11 les Etats veulent y entretenirj, trente vaisseaux pendant l’hiver , j’en entretiendrai dix. Je désire auílì33 que vous examiniez avec le Sieur de NFit, íì nous ne pourrions pas,j trouver les rnoïens d acheter toutes les marchandises, que la Suède,« le Dannemark & la Mer Baltique peuvent fournir pour les armemens,3 & équipages de vaisseaux

La Lettre que ce Prince écrivit aux Etats-Généraux en réponse decelle qu’il en avoit reçue, ne s’accorde guères avec les principauxpoints de la dépêche dont on vient de parler. „ Quoique nous n’aïons„ point d’assúrance, disoit-il, que nôtre Flotte ne puisse recevoir quel-„ que grand échec à son retour dans nos Havres, nous ne laissons pas„ d’avoir pris à bonne part la retraite de la vôtre dans vos Ports, aïant„ bien pesé la force des raisons qui vous ont obligé à l’y rappeller. Lesj, ordres que nous avions envolés k nôtre Cousin le Duc de Beaufòrt,3 étoient íì exprès, & si indispensables de venir jusqu’au Pas de Calais,„ que, fans aucune considération des embuscades que les Anglois,3 pouvoient lui tendre avec une grande supériorité de forces, il s’effc3, avancé jufqu’à la Rade de Dieppe, où il arriva le vingt-trois au soir,33 aïant passé avec grande intrépidité à la vûë de f Armée ennemie.„ II a séjourné un jour entier k cette Rade, qui n’est pas bonne, at-33 tendant d’apprendre quelques nouvelles certaines du lieu où il pou-,3 volt joindre vôtre Flotte. Mais le vingt-quatre fur le soir, il reçut„ avis par le Marquis de Créqui, qui revenoit de Dunkerque, que vô-„ tre Flotte n’étoit plus au rendez-vous, & jugea de-lk qu’elle de volt„ s’être retirée dans vos Ports. Et comme d’ailleurs la réponse , que„ le Conseil de vôtre Flotte avoit donné par écrit quelques jours aupa-„ ravant au Comte de la Feiiillade, déclaroit en termes formels qu’il„ jugeoit le plus sûr pour nôtre service & pour le bien commun, que„ nous fissions retirer promptement nôtre Flotte dans les Havres de„ Brest, en attendant un tems plus propre pour faire la jonction, le„ vent qui avoit amené nôtre Flotte k Dieppe aïant entièrement chan-„ gé, nôtre Amiral a pris la résolution de regagner Brest. S’il lui ar-,3 rive quelque disgrâce, nous aurons du-moins la consolation de vous3, avoir fait connoître évidemment, par un procédé plein de sincérité„ & de candeur, que si jusqu’ici certains contre - tems, auxquels nous„ n’avons pù pourvoir assez-tôt, ont empêché nôtre Flotte de partager„ avec la vôtre la gloire & les périls des combats, ce n’a jamais été„ nôtre intention de l’exempter de ceux-ci, ou d’épargner Pennemi com-„ mun , comme des personnes mal-intentionnées ont pris grand soin„ d’en semer calonmieusement le bruit dans le monde Cette Lettreétoit du vingt-cinq septembre.

Ces