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Tome troisieme.
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HISTOIRE

I

T? Estrades ,tons. ;. pag.212 .

Les Hol-landois enfantla pre-mière propo-sition , quiest reçueavec beau-coup de hau-teur.

D’Estrades,tons. 3. pag.392.

Le Clerc ,tom. 3. pag.i$8.

T>’Estrades ,tom. 3. pag.

419-Le Clerctom. 3. pag.

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d’acquit. Les Espagnols, qui voioient la tempête se former en Francecontre la Flandre & le Brabant, emploïoient tout leur crédit & leursintrigues pour terminer cette querelle, ne doutant pas que l’Angleterrc& la Hollande réconciliées ne s’uniíTent à eux pour les aider à défen-dre des païs qu’ils n’étoient pas en état de conserver. Avec ces dispo-sitions & ce concert général pour la paix, elle étoit aisée à faire. Onl’avoit traitée à Paris chez la Reine Douairière d'Angle terre , mais fansaucun succès ; on recommença après la fin de la Compagne.

De s le dix-sept de septembre, les Etats-Généraux avoient envoieun. Trompette pour rendre le corps du Chevalier Barkley à íès Parens.A cette occasion ils avoient écrit au Roi de la Grande-Brétagne, & luiavoient parlé de la paix. Ce Prince leur avoit répondu avec la dernièrehauteur, & leur diíoit, que pour ce qui étoit de nommer un lieu neu-tre pour y traiter la paix à l’égard de la France & du Dannemark ; quen’aïant rien à démêler avec le Roi très-Chrêtien , il espérait que l’a initiéancienne, qui étoit entre ce Prince & lui, ne se dissoudrait pas tout-à-fait par le refus opiniâtre qu’ils faifoient de la paix & des moïens ho-norables pour y parvenir. „ A l’égard du Roi de Dannemark, conti-„ niioit-il, lequel ne pouvoit pas s’engager dans cette guerre , fans avoir„ premièrement violé la foi publique envers vous, & puis envers nous,,) Ç car nous nous trouvons ici contraints de déclarer, que l’entrepriíe„ au Port de Bergues ne nous fût jamais venue dans la pensée, sans„ Tinvitatiou que ce Roi nous fit d’y envoïer nôtre Flotte & de parta-„ ger avec nous tout le butin de vos vaisseaux. Ainsi à l’égard de cet-„ te Couronne, nous ne pouvons pas nommer un lieu neutre pour traiter.

„ Pour conclure , afin que vous n’aïez plus de-quoi amuser vos peu-„ pies dans l’opinion que nous refusons toujours de vous dire ce que„ nous voulons , & fur quelles conditions vous pouvez avoir la paix,„ nous vous ferons savoir ce que nous ne voulons pas auslì bien que ceque nous voulons de vous. Nous ne demandons auslì aucun Empireou supériorité sur les mers, que celle dont nos prédécesseurs ont jouide tout tems fans controverse.

„ Nous demandons que vous observiez inviolablement le derniertraite fait entre nous, & que vos déclarations extravagantes publiéespar vos Gouverneurs dans les Indes Orientales & dans l’Afrique, com-me dérogatoires à l’honneur de tous les Rois & au Droit-commundes Gens, soient par vous annullées & désavouées, & qu’un Règle-ment de commerce soit établi dans ces Païs.

„ E t quoique nous ne proposions pas un remboursement en argentdes fraix immenses de la guerre, nous demandons pourtant & atten-dons de vous une somme modérée de deniers, en considération despertes & dommages que nous & nos sujets avons souffert, com-me aussi que vous donniez caution de l’observation du traité quiie fera.

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