DE LOUIS XIV. LIV. XXIX.
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1666 .
Réponse fer-me desEtats-Généraux.D’Ejh ades ,toni. pag.SOg.
En dernier lieu, nous proposons, & nous Pattendons de vous, „que pour mieux effectuer une oeuvre si nécessaire & si sainte, comme „celle de la paix entre nous, vous députiez devers nous quelques per- „sonnes pour ajuster les particularités qui puissent acheminer à cette „heureuse fin
Cette Lettre ne demeura pas fans réplique. Les Etats-Généraux,fans s’arrêter à la manière haute dont on les traitoit, répondirent, qu’ilscroioient avoir observé les traités, & qu’ils ne feroient aucune difficultéde promettre de les observer à l’avenir avec encore plus d’exactitude ,s’il étoit possible ; que les Ministres de Sa Majesté, & nommément l’A-gent Selwin avoient fait en la Côte d’Afrique des déclarations beaucoupplus extravagantes que celles qu’on leur reprochoit, qu’ils feroient bien-aises que ces déclarations fussent désavouées de part & d’autre ; qu’ilssouhaitaient pareillement un Règlement de commerce, pourvu qu’il fûtuniversel & réciproque.
On s’étendoit d’avantage fur la demande des fraix, fur l’exclusion du lb. pag. çiaRoi de Dannemark. „ Bien loin , difoit-on, de nous pouvoir persil a- »der que nous sommes obligés de rembourser les fraix de la guerre, au- „contraire , nous pouvons demander avec justice la restitution des na- „vires & marchandises qui ont été pris fur nous ; comme aussi de la „nouvelle Belgique , de Cabo - Corso & des autres Places que nous „tenions en Afrique, lesquelles ont été occupées fans aucune déclara- „tion, & nonobstant que tous ces vaisseaux se trouvassent dans les „
Havres de Vôtre Majesté, ou-bien proche de ses Côtes, tant sous „la foi publique & à la faveur d’une- paix fondée fur un bon trai- „té , que fur l’assûrance expresse , que le Ministre, qui étoit alors „ici de la part de Vôtre Majesté, avoit donnée que l’on ne de- „
-voit point prendre d’ombrage ni de jalousie des vaisseaux que Vôtre „
Majesté armoit ou avoit en mer en ce tems-là, avec protestation „bien solemnelle, que Vôtre Majesté ne í'uivroit pas le mauvais exem- ,,pie de l’Ufurpateur Cromwel, pour surprendre comme lui cet Etat, „ou ses habitans ; mais si l’on refusoit de lui donner satisfaction fur les „plaintes, qu’elle faisoit faire, qu’alors, comme Prince généreux, el- „le ne feroit point d’acte d’hostilité contre cet Etat que trois mois „après qu’elle nous auroit publiquement déclaré la guerre. Mais d’au- „tant qu’il semble que Vôtre Majesté est encore persuadée que l’on nous „pourroit disposer à traiter séparément sans nos Alliés & à leur exclu- „sion , nous nous trouvons obligés de répéter ici ce que nous avons Bdéjà protesté, que cela ne se peut pas faire, & par conséquent que „cela ne se fera jamais ; & ainsi que pour parvenir à une bonne paix, „il fera ' nécessaire que Vôtre Majesté se résolve à un traité commun „avec nous & avec nos Alliés conjointement, & qu’elle s’en explique ; „qu’ensuite elle se dispose à consentir à une Place neutre, où l’hon- „n eu r & la commodité puissent convier les Rois de France & de „Dannemark, aussi-bien que nous, d’envoïer les Ministres & Plénipo-
Tome III.
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