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important pour l’intérêt des Etats que de n’y consentir point ; mais „ ,.>»"«»comme les raisons que j’en dirois paroîtroient tenir de la menace, je ,,ne désire pas que vous preniez cette voie pour parer le coup, d’au- „tant plus qu’il est à croire que les Etats y feront assez de réflexion „d’eux-mêmes. En tout cas la chose ne sauroit aller bien vite, & il „y aura du tems, quand on fera plus pressé, de leur en faire considé- „rer les inconvéniens
On continua donc, malgré des sujets de défiance si marqués, à don- On .dissimulener toutes sortes de démonstrations d’amitié & de confiance. On s’ex- scs mécon.pliqua même, avec la liberté que donnent ces sentimens, fur d’autres tentemens ‘sujets de plaintes ordinaires & inévitables entre des Alliés, fur - toutpar rapport au commerce & aux intérêts des particuliers. Les pré-ventions des peuples contre les intentions de la France, attiroient auxmarchands* François une espèce de persécution. Sans cela le Comted’Estrades étoit trop sage pour présenter aux Etats un Mémoire de lanature de celui - ci. II leur réprésentoit, qu’il étoit fort surpris derecevoir des plaintes de toutes parts des mauvais traitemens que rece-voient les sujets du Roi son Maître ; qu’il étoit honteux de voir, que Vote z plu .dans le tems que le Roi de fa part, en considération & par l’exacte obser .JìeursMémoi.vation du traité d’Alliance fait avec leurs Seigneuries, rompoit pour leur ‘ E n radesseul intérêt avec leurs ennemis, faifoit des dépenses immenses, exposoit tom. 5. versses forces, ils contrevinssent directement à ce même traité, & traitassent fin.ses sujets comme un ennemi pourroit faire un autre, les faisant languirdans leurs Ports des trois semaines entières, au bout .desquelles il sem- * ag ' 1 *
bloit qu’on leur faifoit grâce de les laisser sortir sans marchandises. IIprioit qu’on fît réflexion là-dessus, comme fur une chose de grande con-séquence , & qui choqueroit son Maître au dernier point, si la continua-tion des mauvais traitemens venoit à multiplier les plaintes & les por-ter jusqu’aux oreilles de Sa Majesté. II ajoutoit, que si on ne changeoitde conduite, il seroit obligé de déclarer à sa Cour qu’il n’y avoit rien àespérer de Leurs Seigneuries.
Les négociations qui se faisoient pour le choix de la Ville où se trai- Négociationsteroit la paix, donnèrent lieu à d’autres plaintes. On avoit accepté la ^'ìT^ix^Médiation de la Suède; les Ambassadeurs de cette Couronne proposèrent e a paix ‘au Roi d’Angleterre, Gand, Anvers, & Hambourg. On s’en plaignitau Résident de Suède à Paris. II répliqua que le Pensionnaire de Hollan-de avoit lui-méme nommé ces trois Villes. „ Vous voïez bien, dil'oit ,, d'E strades ,Mr. de Lionne au Comte d’Estrades, que le Roi ne peut consentir „* a£ 'à laisser choisir deux de ces Villes qui font fous le commande- „ment du Gouverneur de Flandre, grand artisan de cabales & de four- „beries, & grand dévaliscur de Couriers O1.1 apprit du même Ré-sident , qu’on avoit encore offert au Roi d’Angleterre , que s’il vouloitbien conlentir à traiter la paix dans un lieu neutre, les Etats lui envoïe-roient une personne exprès pour l’en prier, & lui faire des excuses dece qu’ils ne pouvoient aller traiter à Londres pour la considération de
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