DE LOUIS XIV. LIV. XXIX.
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leur naissance, de leurs richesses, ou pauvreté, du travail auquel el- ..les Rappliquent & de leurs qualités. L’objet que je me propose en j §66.cela, est d’étre informé de ce qu’il y a de plus excellent & de plus ex- ,,quis dans chaque Païs en quelque profession que ce soit, pour en user ,.après ainsi que je l’estimerai à propos pour ma gloire & pour mon „service. Mais cette perquisition doit être faite avec grande circonfpec- „tion & exactitude, fans que ces perfonnes-là mêmes, ni aucun autre „s’apperçoivent de mon dessein , ni de vôtre recherche “. Je ferois pres-que tenté de dire que cet ordre est plus glorieux à ce Monarque, quetous les complimens dont on l’a comme accablé.
L’Aca demie des Inscriptions, qui avoitfans doute part à ses bien-faits , lui marqua justement fa reconnoissance en les consacrant à la posté-rité par une fort belle Médaille. On y voit la libéralité fous la figured’une femme qui tient une Corne d’abondance ; quatre jeunes enfans au-tour d’elle répréfentent les Génies des quatre différais Arts. Celui de l’E-loquence tient une Lyre ; on reconnoît celui de la Poésie à fa trompette& au laurier dont il est .couronné ; le troisième , qui mesure un Globe cé-leste , marque l’Astronomie ; & le quatrième, assis sur un tas de Livres &qui écrit, désigne l’Histoire. La Légende, B 0 n je Artes rémunéra,t je, & PExerque , qui ne contient que la date mille six cent foixante-six,lignifient, que cette aimée fût remarquable par les gratifications qiCon accor-da aax Gens de Lettres, f N^xxxfr
A ces libéralités, si capables de multiplier les Savans, on ajouta des NEtablissemens, qui les réunissant, leur donnoient occasion de fe com-muniquer leurs lumières &• de contribuer à la perfection des Arts.L’expérience avantageuse qu’on avoit faite de l’Académie Françoise & decelle des Inscriptions, fit naître la pensée d’en établir une troisième fousle titre d’Académie des Sciences. Cette Assemblée fût composée de cequ’il y avoit de plus habiles gens en Géométrie, en Astronomie, en Phy-sique & en Chymie. Le but étoit qu’ils perfectionnassent ces Sciences Mémoires& fissent part au public de leurs connoissances. D’abord ils Rassemblé- Historiquesrent dans la Bibliothèque du Roi ; depuis on leur a donné dans le Lou- ffSuff 0 'vre un magnifique appartement, où deux fois la semaine ils tiennent viJde 'Col..leurs conférences. Cette Assemblée n’eût pas de loix fixes à son com- bert , pag.mencement ; ce ne fût qu’en mille six cent quatre-vingt-dix-neuf, qu’elleprit la forme qu’on lui voit aujourd’hui. Les gens de Communauté n’en àfont pas exclus, comme ils le font de l’Académie Françoise. Us n’ont ' ‘
point à la vérité départ aux pensions, mais ils en peuvent avoir au tra-vail & à la gloire, en occupant une place d’Académicien honoraire. CetteAcadémie a produit quantité de recherches curieuses, & prefqu’autantd’ouvrages utiles que l’Académie Françoise a produit de pièces d’élo-quence. Ses Mémoires qu’on a publié, & qui fans doute n’ont rienperdu pour avoir passé par les mains du savant & ingénieux Fonte-nelle, feront à jamais une preuve sensible de futilité de cet Etablisse- •ment, qui loin de décroître se perfectionne tous les jours. PresqueTome III. H h toute