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HISTOIRE
1 666»Voïez !eXXXIII,
i
Vie de Col -ber t , p ag.
124.
f Voïez leN°. XXXIV.
Ib. pag. 152.Quincy, tom.1. pag. ,74.
! toute PEurope en a profité en Pimitant, & c’est avec justice qu’on afrappé une Médaille pour Phonorer. f
Minerve , Déesse des Sciences, y est réprésentée assise sur son Egide& tenant sa lance à la main droite. Autour d’elle on volt une sphère, unsquelette, un fourneau avec un alambic ; ce qui marque P Astronomie,PAnatomie & la Chymie. La Légende, Nature investigandje, etperficiendis Artibus, & PExergue, Regia Sci entiarumAcademia instituta, signifient, que dans cet Etablissement on a euen vue la découverte des secrets de la Nature la perfection des Arts.
De's que cette Académie eût été instituée , en vûë de perfectionnerl’Astronomie on fit élever un Bâtiment magnifique, dont Pordonnance& la situation donnent aux Astronomes toute la facilité & la commoditénécessaires pour observer exactement le cours des Astres. Ce superbeEdifice, qu’on nomme /’ Observatoire , est situé sur une hauteur à Pentréedu Fauxbourg St. Michel. C’est là que les Astronomes de PAcadémiedes Sciences vont faire leurs observations ; plusieurs même y font logés,& c’est à cet heureux Etablissement qu’on doit grand nombre de nouvellesdécouvertes, si utiles à la navigation. Ce qu’on fàisoit alors à Paris, onle fit en Angleterre & en Italie, & ces diverses observations rapprochées,&, si je puis le dire, confrontées, assurèrent les découvertes.
L’ETablissement de cette Maison étoit digne d’être transmis à lapostérité ; aussi on Phonora d’une Médaille particulière. On y volt la faceprincipale de PObservatoire tournéeau Midi. La Légende i Turris s i-derum Spec.ulatoria, signifie, Tour d’où l'on observe les Astres }PExergue marque la date. j
A ces dépenses utiles & brillantes, on en joignit d’autres qui ne l’é-toient guères moins. Envain auroit-on entrepris de joindre les deuxmers par un Canal, si on n’avoit eu fur la Méditerranée un Port à l’Em-bouchure de ce Canal. Le Cap de bette avoit été jugé le lieu le pluspropre pour en construire un ; mais les fables que la mer y pousse con-tinuellement rendoient l’ouvrage presqu’impoiïible. On surmonta cetobstacle.à force de travail. On construisit des môles, ou de longues &fortes digues, qui écartant les sables, firent la sûreté & la commoditédu Port. Ce grand ouvrage sût achevé cette année, aussi-bien qu’un au-tre encore plus considérable.
Les Côtes de France fur POcéan font de fort difficile accès, & lesRades y font fort dangereuses. On n’avoit guères que le Port de Brest,où les vaisseaux du Roi pussent être en sûreté. Dans le dessein qu’onavoit de se rendre aussi formidable sur mer qu’on l’étoit sur terre, cePort ne suffisoit pas. On fit sonder en plusieurs endroits ; on crut avoirtrouvé qu’on en pourroit faire un à l’Embouchure de la Char an te, &que cette Rivière avoit assez de profondeur pour porter les plus grandsbâtimens. On acheta le Château & la Terre de Rochefort; on bâtitune Ville qui en porta le nom. L’Arsenal est grand & magnifique ;on y établit une fonderie de canons, des atteliers pour faire les voiles
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