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Tome troisieme.
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HISTOIRE

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——— d u plus heureux, s’il eût aimé la paix , contribua à multiplier les mife-1666. res en multipliant les dépendes. Du reste, cet amour de la gloire étoitné avec lui, & lui inspiroirla fierté & la hauteur qui ont paru dans lecours de fa vie. Lui-même s’est dépeint fous ces traits mieux que per-sonne n’a jamais fait.

• De's que Charles second eût été rétabli, on eût quelque dispute ausujet du salut & de la supériorité sur la mer. Les deux Rois y préten-doient également. On s’expliqua à Londres en termes qui approchoientde la menace. Le Comte d’Estrades alors Ambassadeur en cette Cour,en rendit compte à son Maître , dont il reçut la réponse suivante, datéedu vingt-cinq janvier mille six cent soixante-deux.

Ses senti- „ J’ai remarqué dans vôtre dépêche que le Roi mon Frère, & ceux

mens pleins „ dont il prend conseil ne me connoissent pas encore bien , quand ils& cfe^fiert^ ” prennent avec moi des voies de hauteur & d’une certaine fermeté quiD’Estrades ,, lent la menace. Je ne connois Puissance sous le Ciel qui soit capabletom. 1. pag. „ de me faire avancer un pas par un chemin de cette sorte, & il me peut

rs®- „ bien arriver du mal, mais non-pas une impression de crainte. Je

„ pensois avoir gagné dans le monde qu’on eût un peu meilleure opinion„ de moi ; mais je me console en ce que peut-être n’est-ce qu’à Londres„ qu’on fait de si faux jugemens.

„ Jf. fuis assuré qu’à Madrid, ni en aucun autre lieu de la Terre,„ il ne scroit sorti de la bouche d’un Ministre , parlant à mon Ambassa-„ deur, ce que le Heyde a bien voulu vous dire, qu’il n’y avoit point„ d’accommodement du Roi son Maître fur le Pavillon, si je voulois ga-„ rantir la pêche aux Hollandois. A oiiir parler le Chancelier , ne di-,3 roit-on pas que je fuis perdu, si ce différend du Pavillon ne s’accom-3, mode par quelque tempérament? Le Roi d’Angleterre & son Chance-3, lier peuvent voir à-peu-près quelles sont mes forces ; mais ils ne voïent,3 pas mon coeur ; & moi qui sens & connois l’un & l’autre, je désire» que pour toute réponse à une déclaration si hautaine, ils sachent par,3 vôtre bouche au retour de ce Courier, que je ne demande ni ne re-,3 cherche d’accommodement en l’affaire du Pavillon, parce que je sau-„ rai bien soûtenir mon droit quoi qu’il en puisse arriver ; & que pour ce

,3 qui est de la garantie de la pêche , j’en userai comme il me plaira , Sc

,3 suivant que je trouverai le droit des Hollandois bien ou mal fondé.„ Je ne veux pas même que vous les éclaircissiez si je fuis engagé, ou„ non, à ladite garantie.

,3 Avec des Princes comme moi, qui regardent l’honneur & visent„ à la gloire préférablement à toute autre considération, il y avoit de3, meilleurs chemins à prendre pour le Chancelier, s’il vouloit parve-,3 nir à fa fin. Je vous avoue que je ne fais pas moi-même ce qui se-„ roit arrivé de la garantie, dont les Hollandois me pressent, li au-„ lieu de vous parler avec hauteur, le Chancelier vous avoit dit bon-„ nement ; que le Roi son Maître espéroit de l’amitié dont je l’ai tant,3 fait assurer, que je ne voudrois pas lui donner le chagrin de me voir

enga-