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Tome troisieme.
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HISTOIRE

1 667.

Réponsj dela Reined’ETpagne.D’EJhades ,

tom. 4 . çag.a 4S*

Intrigues desEspagnols.

Le Clerc,tom.

Pag- 188 .B'EJìrades ,4. pag.

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fort surpris de la résolution que le Roi très-Chrêtien prenoit d’entrerdans les Païs-Bas, & qu’on délibérerait fur ce qu’on venoit de leur direde fa part.

La réponse de la Reine d’Espagne fût à-peu-près du même goûtque celle du Pensionnaire de Hollande. „ L’Archevêque d’Ambrun,„ disoit cette Princesse, m’a délivré la Lettre de vôtre Majeíté, ac-„ compagnée d’un livre répréfentant amplement les motifs que vôtre„ Majesté a pour prendre les armes, en vertu des droits qu’il dit lui„ compéter fur les Provinces des Païs-Bas, à quoi on satisfera avec plus„ de particularité. Mais entre tems je n’ai pas voulu différer de répon-„ dre à la Lettre fus-mentionnée, qui m’a causé une grande admiration„ par la nouveauté que produit un semblable dessein ; & encore que„ vôtre Majesté insinue que la Reine très-Chrêtienne ma soeur, qui soit„ en gloire, fe donna à connoître au Marquis de la Fuente, & que je„ me souviens bien qu’il m’écrivit fur cette affaire , je me persuadai„ toûjours que ce n’étoit qu’un discours domestique & de confidence,„ puisque cela ne s’est pas fait avec les formalités d’Ambassadeur ou de„ Ministre de vôtre Majesté, ni en son Roïal nom. Et je me confir-„ mai d’autant plus dans la sincérité de ce DiBame , parce qu’aïant ré-„ pondu au Marquis une petite partie de tant de choses que je lui au-„ rois pû dire, l’on ne lui en a plus parlé ; & si l’on s’est tû après savoir„ écouté , ce devoit être parce que l’on s’étoit informé des droits du Roi„ mon fils, & que l’on reconnoissoit la bonne-foi. Outre que cette insi-„ niiation ne fe fit pas non-plus avec les formalités requises par les articles„ de la paix afin de prévenir la rupture ; principalement eu égard à ce„ qu’il est certain que l’on a stipulé dans l’Article quatre-vingt-dixième du„ traité des Pyrénées , que les prétentions de cette nature, quand même„ on n’y aurait pas renoncé, ne se doivent pas intenter par les armes,M mais par voie amiable & de justice. Et puisque vôtre Majesté dit main-„ tenant qu’elle est prête à faire un accommodement à l’amiable , j’y cor-M responds aussi très volontiers, étant, comme je le fuis, disposée à ce„ que l’on entre en conférence sur lesdits droits, qu’on en examine la„ justice, ou les moïens d’accord, auquel effet on pourra demander des„ personnes & une Place pour l’Assemblée. Mais il est néanmoins nécef-„ faire , qu’entre tems les deux parties surfeoient toutes sortes de voies de„ fait & d’armes; espérant que vôtre Majesté se contentera de cet ot-„ fre, puisque tant qu’elle ne le trouvera pas bon , je fuis obligée en con-„ science & par le Ministère Roïal de la tutelle du Roi mon fils, de dé-M fendre son bon droit par les mêmes voies “.

La Cour de Madrid s’adressa aussi aux Provinces-Unies. DomEste-van de Gamarre présenta aux Etats un Mémoire. On verra par la fuitequ’il fit plus d’impresiìon que tous les Papiers de France. II y disoit ;„ Par la Lettre que Messieurs les Etats-Généraux ont reçu du Roi de„ France, ils auront vû la résolution qu’il a prise d’attaquer ces PaisM fans rompre la paix, pour lui avoir refusé satisfaction pour le droit

par

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