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Tome troisieme.
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HISTOIRE

1667.

Le Clerc,tom.?■ í“g- 87 -

PTan de deWic accep-te , à quel-ques legersehangemensprès.

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faire obtenir ce qu’il fouhaitoit ; que les Etats donneroient assurance auRoi, qu’acceptant l’une des deux propositions portées dans ce Mémoire,ils ne le tiendroient pour refusant ; qu’ainsi cette condition seroit toutecontre l’Espagne. „ Je vous prie, ajoutoit-il, de faire réflexion fur Pétat35 présent des affaires de ce Païs, & de ne les regarder pas comme elles„ étoient pendant la guerre d’Angleterre. Ce que Mr. de Wit avoit pro-„ posé en ce tems-là, & qui eût été infailliblement agréé par les Etats,„ ne le sauroit être à présent sans changer la forme de la proposition,„ demeurant néanmoins toujours à la substance , qui est de faire avoir le„ partage qu’il demande, ou l’alternative. Pour venir à bout de cela,„ j’y vois deux grandes difficultés, lesquelles étant surmontées, on peut„ compter la paix faite.

„ L’u ne est la condition du Roi de Portugal. Les Etats ne con-„ sentiront jamais de rompre contre l’Espagne à son sujet ; cette propo-„ sition est insurmontable dans l’Assemblée de Hollande , par la haine qu’ils„ ont contre cette Nation, & pour le démêlé qu’ils ont présentementd’une somme de huit millions.

„ L’autre est la méfiance que les Etats ont, qu’il n’y aura nulle„ sûreté quand la paix sera faite, & que le Roi rompra sous quelqu’autreprétexte. Sur quoi les Etats réagiront pas bien nettement, jufqu’à cequ’ils soient assurés que le Roi agréera la garantie de tous les Rois,„ Princes & Etats reçus pour Médiateurs dans le traité de paix. Ces„ deux difficultés levées remettroient entièrement la confiance ; j’óserois„ bien avancer, qu’avec un peu de tems Mr. de Wit porteroit les Etats„ à rompre avec l’Espagne en cas de refus des conditions proposées,„ moïennant qu’on convint dès à présent d’un partage; ainsi qu’il auroit33 été fait, si on l’avoit voulu, après la mort de Philippe quatre

Ces réprésentations eurent leur effet. On dressa en France un projetpour lever les principales difficultés. On donnoit aux Espagnols julqu’aumois de mars pour accepter l’alternative qu’on avoit proposée ; on s’en-gageoit, moïennant leur détermination à l’un ou à l’autre parti, de re-noncer à tous ses autres droits échûs depuis la mort du feu Roi d’Efpa-gne, & de consentir volontiers que tous les Princes & Potentats qui levoudroient faire, donnassent réciproquement aux parties leur garantie dece que chacun auroit signé.

O n exigeoit que les Etats promissent d’emploïer leurs offices les plusefficaces, pour porter les Espagnols à l’acceptation de l’une des deux alter-natives ; qu’après la fin de mars la France ne pourroit plus être censée avoirrefusé la paix; mais seulement I’Espagne, à laquelle conséquemment touteassistance , de quelque nature qu’elle pût être , devoit être refusée par lesEtats, qui joindroient leurs armes pour contraindre cette Couronne dedonner les mains à la paix. Les instructions secrettes de l’Ambassadeurlui donnoient pouvoir de se relâcher fur la rupture avec l’Espagne, &de se contenter que les Etats s’engageassent de s’opposer aux troupes,qui pourroient venir du côté d ! Allemagne au secours des Espagnols dansles Païs-Bas. On