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Tome troisieme.
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DE LOUIS XIV. LIV. XXX.

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L’E d 1 t embarassa beaucoup plus les Religieuses. Comme îl leur -"»> , »étoit défendu de prendre aucune dote, à peine de confiscation de la somme 1 <557.qu’on prouveroit qu’elles auroient reçue, & de condamnation du dou- Mémoiresble, tant contr'elles, que contre les parens qui l’auroient donnée ; elles Cbnmhgi.ne favoient à quoi se déterminer. A la vérité, il étoit facile de recevoir *i ueí & Do s-ces constitutions dotales fous un nom emprunté, ou fans donner quit- ma ’ï ues 'tance; mais les délations étoient toûjours à craindre, & onpouvoit exi-ger le serment des Supérieures, comme il arriva effectivement à Beau-vais. D’un autre côté , une fille fans argent est un corps fans ame pourune Communauté , qui ne peut quelques-fois, & croit toûjours ne pou-voir, admettre de postulante pauvre à faire vœu de pauvreté. L’emba-ras étoit grand, quelque parti que l’on prit. Celui qui parut le moinsdangereux, fût de recevoir un petit nombre de Novices, dont les pRrens étoient assez riches pour païer argent comptant, & assez discretspour garder le secret, auquel (bailleurs leur propre intérêt les engageoit.

Par ce moïen les Communautés fe maintinrent, & ne laisterent pas defe plaindre hautement du tort qu’on leur faifoit.

Les Séculiers ne fe plaignirent pas moins. Les Monastères font une lbi<hgrande ressource pour les familles nombreuses; bien des parens fontfòrt-aifes de fe débarasser de leurs filles d’une manière honorable & àjuste prix. Par ces nouveaux Réglemens, qui n’avoient pour but quel’avantage & le soulagement du Public , une infinité de personnes fe trou-voient gênées ; on cria de tous côtés, les Archevêques & les Evêquesportèrent des plaintes au pied du trône ; ils furent enfin écoutés en milleiìx cent quatre-vingt-treize, & obtinrent beaucoup plus que les Com-munautés n’eussent ófé espérer, ni même demander.

Sans entrer dans le détail des raisons qu’on eût de fe relâcher , il estcertain que la grande multitude de Religieux & de Religieuses fait tortà un Etat, & que s’il est peuplé suffisamment, il le seroit bien d’avan-tage. L’unique remède non-seulement contre ce mal, mais contre ledérèglement, qui s’introduit à la longue dans les Communautés, l'eroitde défendre d’y engager que ceux que l’on auroit éprouvé pendant untems considérable, pour s’assûrer de la fermeté de leur vocation avantde les admettre au Noviciat.

Outre la dispute principale des Jésuites & des Jansénistes, au su-Autres affiu-jet de l’Augustin d’Ypres, il y en avoit d’accessoires, fur lesquelles ils s’é- j, e . s Eeeléiia-chauffoient prefqu’autant, & ne fe déchiraient pas moins impitoïable- /^ es 'ment. Jufqu’alors il y avoit eu diverses opinions fur la Contrition. Onvouloit qu’elle fût parfaite , même avec le Sacrement de Pénitence ; d’au-tres foûtenoient que l’Attrition fuffifoit. Par contrition, on entendoit,une douleur du péché qui avoit pour principe l’amour de Dieu aimépour lui-même & par-dessus tout; l’attrition étoit conçue par la craintedes peines, laquelle crainte accompagnée de l’efpérance du pardon , ex-cluoit la volonté de pécher.

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