HISTOIRE
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1667.
Mort Ale-xandre sept.Ment oiresChronologi-ques N Dog-matiquefi-
Démêle desJésuites &des Jansénis-tes au sujetdu NouveauTestamentde Mons.lbid-
Les Jésuites suivoient communément ce dernier sentiment. II isertfallut pas d’avantage pour déterminer leurs adversaires à embrasser lepremier. On se reprocha qu’on corrompoit la Morale ; qu’on anéantss-loit le premier & le plus grand des Commandemens; qu’on détruîsoitJe Sacrement de Pénitence, & qu’on réduisent l’absolution à une simpledéclaration fans vertu, à une pure cérémonie. Alexandre sept, par unBref du cinquième mai, voulut mettre fin à ces clameurs. II déclaraqu’on pouvoit enseigner que l’attrition suffit dans le Sacrement, & qu’onpeut aussi admettre la nécessité de quelque amour de Dieu, 11 défenditfous les plus rigoureuses peines, à ceux qui étoient de différent avis furce point de Doctrine , de se noter d’aucune censure Idéologique. CeJ)écret, comme tant d’autres, ne termina point la querelle, elle dureencore aujourd’hui.
Ce Bref fût le dernier acte du Pontificat d’Alexandre sept; il mou-rut le vingt-deux de mai, âgé de soixante-huit ans. II avoit toujourspassé pour avoir de l’efprit & de la vertu avant que d’être élevé au Pon-tificat. On ne pouvoit lui reprocher aucun vice , pas même une de cesfautes , où la jeunesse se précipite d’ordinaire ; il s’étoit fait beaucoupde réputation à Munster, & auroit apparemment réconcilié la France& l’Efpagne, si le Cardinal Mazarin avoit voulu le laisser faire. Sa con-duite envers la Signora Olympia , qui avoit tout pouvoir fur l’efprit d’In-nocent dix ; la manière libre dont il parloit des désordres de la Cour deRome, le fit encore estimer d’avantage ; de forte qu’on le regarda com-me le plus digne de remplir le trône Pontifical. A peine y fût-il élevé,que la plupart de ses vertus semblèrent disparoítre, & qu’il donna sujetde dire de lui, qu’il étoit très grand dans les petites affaires, & très petitdans les grandes. II se livra tout-à-fait à ses frères & à ses neveux ; donnadans les bátimens, & trouva le moïen de ruiner l’Etat Ecclésiastique &de se faire haïr de ses sujets. II fut peu ami de la France, mais fe tiraaussi mal qu’on le puisse des démêlés qu’il eût avec cette Couronne ; onpeut dire, que par fa faute il fût humilié à l’excès. Son amitié pour leCardinal de Retz, la manière dont il l’abandonna ensuite , jusqu’à le per-sécuter & l’obliger de se sauver de l’Italie, ne lui firent pas non-plusgrand honneur. Les Jansénistes font les seuls contre qui il témoigna deìa vigueur ; peut-être est-ce la source des satyres & des libelles qu’on a pu-bliés contre lui. Le Cardinal Jules Rospigliolì lui succéda dès le vingtiè-me juin, fous le nom de Clément neuf.
I l s’éleva encore cette année un nouveau sujet de dispute entre laSociété & le Port-Roïal, qui eût, à son ordinaire, presque toutes lesPuissances contre lui. Ces Messieurs entreprirent une traduction du Nou-veau Testament; ils la firent en commun; chacun y contribua de foustile & de ses lumières. Ils jugèrent que dans le décri où ils étoient àîa Cour de France, il étoit impossible que leur Ouvrage parût, revê-tu des formalités requises par les Loix ; ils tournèrent leurs vúës du cô-té de la Flandre Ëfpagrtole. Ils s’adressèrent à l’Archevêque de Cam-brai,