DE LOUIS XIV. LIV. XXX. zsy
fconsormément à l’esprit des Bulles Apostoliques, qui est de ne dire , „ . . .
ni écrire ou enseigner rien de contraire à ce qui a été décidé par les „ 1668»Papes fur ce sujet. A quoi les quatre Evêques ont encore ajouté qu’ils „procéderoient par les voies Canoniques dans leurs Diocèzes, contre ceux „qui manqueraient à l’un ou à l’autre de ces devoirs. „
Nous déclarons & certifions, qu’aïant eu communication & con- „noissance particulière des íèntimens des quatre Evêques, & de ce qui est „contenu dans leurs Procès verbaux, la Doctrine qui est contenue dans cet Mécrit est entièrement conforme à celle desdits Procès verbaux, & qu’ils ne „contiennent rien de contraire à cette Doctrine. C’est auffima créance, „
& celle des dix-neuf Evêques qui ont écrit à Sa Sainteté ".
Monsieur Arnaud avoit accompagné l’Archevêque de Roiien ; ildonna auffi son attestation. „ J’atteste auílì la même chose, dit ce Doc- „ Mémoiresteur, quoiqu’indigne de mettre mon nom avec de si illustres Prélats, & „ Chronologi-que je n’ai point moi-même d’autre créance Cet Acte fût mis le qua- ques .tre décembre, entre les mains du Nonce, qui l’envoïa aussitôt à Rome ma ^ e 'par un Courier extraordinaire.
Le Pape voïant par ces témoignages qu’enfin les quatre Evêques II se deter-avoient souscrit sincèrement le Formulaire, & condamné sans aucune mi , n ® » ."V' 1 *restriction les propositions dans tous les sens dans lesquels elles étoient soupçons ^condamnées par l’Eglise, il crut devoir dissimuler l’autre point. II écri- w j.vit au Nonce, que la déclaration de l’Evêque de Châlons, souscritepar le Docteur Arnaud, confirmée par l’Archevêque de Sens, que lescertificats authentiques des quatre Evêques , & les assurances queMr. de Lionne avoit donné, outre le témoignage que PArchevèque deRoiien & d’autres personnes avoient rendu, faisoient une preuve, quipar toutes sortes de raisons l’emportoit de beaucoup fur tout ce qui avoitété avancé au contraire dans des Mémoires & des avis particuliers.
Qu’en conséquence, faisant fonds fur la parole du Roi & fur tant detémoignages d’un si grand poids, il croioit pouvoir demeurer persuadéque les quatre Evêques avoient rendu une obéissance entière & souscritle Formulaire avec toute sincérité, & leur rendre ses bonnes-grâces.
II leur écrivit en effet, que son Nonce lui avoit envoïé leur Lettre, parlaquelle ils lui avoient fait connoître , que conformément aux Constitu-tions d’Innocent dix & d’Alexandre sept, ils avoient souscrit sincère-ment & fait souscrire le Formulaire; qu’à l’occafìon de certains bruitsqui avoient couru, il avoit cru devoir procéder çlus lentement encette affaire , parce que fortement attaché aux Constitutions de sesprédécesseurs, il n’auroit jamais admis à cet égard ni exception, ni res-triction quelconque ; mais qu’après les assurances nouvelles & considéra-bles qui lui étoient venues de France, de la vraie & parfaite obéissanceavec laquelle ils avoient sincèrement souscrit le Formulaire, il avoitbien voulu leur donner une marque de fa bienveillance paternelle, s’af-sûrant qu’ils n’oublieroient rien à l’avenir pour lui donner de jour en jourdes nouvelles preuves de la sincère obéissance & soumission qu’ils lui'avoient rendue en cette occasion.
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