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HISTOIRE
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MémoiresChronologi-ques V Dog-matiques.f Voïez leN°. XcV!.Médaille sus-pecte em-ploïée parl’Académiedes Inscrip-tions.
Raisons quila justifient.MémoiresChronologi-ques A? Dog-■matiques.
Ce Bref étoit du dix-neuf janvier de Tannée suivante. IIfût le sceaude la paix ; TAmnistie fût générale , personne n’en fût excepté. Les Re-ligieuses du Port-Roïal des Champs, qui s’étoient faites une réputationinfinie par leur fermeté à résister à leur Archevêque & à foûtenir la pri-vation des Sacremens, furent rétablies , aïant déclaré qu’elles condam-noient les cinq propositions , avec toute forte de sincérité, fans excep-tion ni restriction quelconque, & dans tous les sens que le St. Siège lesavoit condamnées.
Les grands événemens font ordinairement marqués par des Monu-mens publics. A Toccafion de celui-ci on frappa une Alédaille , pour.être mise dans les fondemens des bâtimens du Louvre, à quoi on tra-vailloit alors, t
O n y voit fur un Autel la Bible ouverte ; fur cette Bible font ensautoir le sceptre & la main de Justice avec les clefs de St. Pierre ,pour marquer le concours de la puissance Ecclésiastique & de l’autoritéRoïale. Une Colombe raïonnante est le Symbole du St. Esprit. La Lé-gende, RestitutaEcclesijeGallicanjeConcobdia, expri-me, que V union des deux Puissances rétablit la concorde dans b Eglise de France.Cette Médaille est dans la collection de Mrs. de T Académie des Inscrip-tions, avec ce discours;
„ L e s disputes qui s’étoient émues parmi les Théologiens fur les ma-„ tières de la Grâce, avoient jetté tant d’aigreur dans les esprits , que„ l’Eglise se voioit menacée d’un grand scandale , si le Roi de-concert„ avec le Pape n’eût étouffé ces semences de divisions, en imposant si-„ lence aux uns & aux autres. Dieu a béni les bonnes intentions de„ Sa Majesté. On n’entend plus parler de ces noms de parti , capa-„ blés d’entretenir la discorde, & l’Eglise joïiit d’une pleine paix “.
I l est naturel de penser , que cette Médaille , comme toutes les au-tres de cette collection, est authentique ; c’est-à-dire frappée par Tau-torité publique. Le Jésuite, Auteur de THistoire des cinq propositionsdonne pourtant sujet d’en douter. 11 raconte , que le Nonce avertiqu’on distribsioit dans Paris cette Médaille, en fit acheter deux , dontil en envoïa une à Rome, & avec l’autre il alla trouver le Roi, qu’il sup-plia de voir un Mémoire contenant des réflexions fur le revers de cet-te Médaille ; que Sa Majesté les aïant luës, mena le Nonce dans laChambre du Conseil, où les Ministres étoient alors assemblés, & leurdemanda en fa présence , qui d’entr’eux avoit fait frapper la Médaille ?Qu’après avoir vû ce que c’étoit, ils déclarèrent tous qu’ils n’y avoientpoint de part, & qu’ils estimoient que c’étoit une contravention à laparole qu’avoient donnée les Jansénistes de ne faire aucun éclat fur cetaccommodement. Que là-dessus le Roi fit donner ordre à Varin derompre le coin, afin qu’il ne fût plus tiré aucune de ces Médailles. Cerécit supposé, la Médaille est apocriphe, & n’auroit pas dû trouverplace dans ce recueil ; d’autant plus qu’elle est aussi fausse , que cellequi marqueroit la prise d’une Ville qu’on auroit seulement assiégée. Lapaix ne fè fit point; elle ne fût qu’apparente; elle consista précisément
dans