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lieuës d’Anvers, une Armée de seize mille hommes de pied & de qua-tre mille chevaux ; six Régimens d’infanterie & six cens chevaux de- j 668.voient se poster dans le Païs de Waës , proche de Hulst ; sept Régi- Accom-mens d’infànterie & douze cens chevaux dévoient camper fur l’Issel, en- pagnées detre Zutphen & Deventer. On donna ordre de négocier des troupes P re P aratlfsde Lunebourg pour garder le Rhin du côté deWeíel &d’Orfoy. On d’E strades ,renforça la garnison de Maëstricht de deux mille hommes de pied & de tom, i.pag.cinq cens chevaux. L’Armée de Mer fût réglée à quarante-huit vais- 3 8î*seaux de guerre.
L’Ambassadeur de France fit de grands reproches au Pensionnaire ìb.pag. 287.fur ces préparatifs. II lui soutint que le pouvoir de Caítel-Rodrigo étoitcaptieux & relatif à quelques articles secrets , qui vraisemblablementen détruisaient la force ; que la Lettre de la Reine d’Espagne ne signi-fioit rien ; qu’elle paroiísoit avoir été faite pour servir de piège ; que leRoi son Maître ne pouvoit prendre trop de mesures contre tant d’arti-tìces & tant de ligues qui se préparoient contre lui, & qu’il ne pouvoitvoir trop clair aux actions des uns & aux promesses des autres ; que siles Espagnols pensaient l’amuser par de fausses négociations, & quel’Angleterre & les Etats crussent l’épouvanter par leur ligue & par lachaleur avec laquelle ils appuïoient les intérêts de ses ennemis, lui Am-bassadeur pouvoit assurer, que le Roi étoit un Prince trop généreux& trop jaloux de son honneur , pour en palier par où ils voudroient.
Le Plénipotentiaire partit cependant pour Aix la Chapelle , le vingt- tes Princestrois de mars. Ce prémier pas étant fait, les instances recommencèrent í 1 ® •’Empn-epour obtenir le second; c’est-à-dire la suspension des entreprises jusqu'au leûîzliàn-prémier de juin. Les Electeurs & les Princes assemblés à Cologne in- ces à cellestervinrent auífi dans cette affaire, & joignirent leurs sollicitations à Hoilan-celles des Anglois & des Hollandois. On leur répondit, que rien ne d ^’ n s , ^ r d fíèroit plus contraire à la paix même, que le consentement qu’on don- n S so n e t à',neroit à leur instance ; qu’il étoit visible que le Marquis de Castel-Ro- sés.drigo n’essaïoit qu’à gagner du tems par une nouvelle suspension, afin li> ‘ í a &- 2 9 *‘de donner lieu à l’arrivée tranquille des secours qu’il attendoit d’Espagne& d’Allemagne ; que les derniers avis de Madrid portoient, que les Mi-nistres ne pouvoient seulement ouïr nommer le mot d’alternative ; que l’ac*ceptation qu’en avoit faite le Gouverneur de Flandre étoit obscure , indéter-minée , captieuse & sujette à toutes sortes de chicanes & d’altercations.
O n répétoit encore ce qu’on avoit si souvent objecté contre l’insuffi-sance de ses pouvoirs, & fur le peu de sûreté qu’il y avoit de négocieravec lui; à quoi on ajoutoit. „ Comme tout ce procédé dudit Marquis „ Ib.pag. 397.est plein de contretems, de contradictions, d’artifices , & qu’il ne „tend qu’à amuser, il ne permet pas à Sa Majesté, si elle veut suivre ules règles de la prudence, d’accorder ce que fans ces considérations „si fortes elle donneroit très volontiers au bien de la paix ; mais plû- „tôt la doit obliger à d’autant- plus le précautionner contre toutes fur- }Jprises,pour une plus grande sûreté de la paix même. »
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