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Tome troisieme.
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HT S T O I R E

1668.

Corps T>iplo.matiquejom.7. Part. i.pag. 87 -

llict.

te. Les Etats s’engageoient de prêter deux millions de florins, monnoîéde Hollande ; & comme, difòit-on, pour l’avancement des affaires commu-nes , on est présentement en négociation avec les Plénipotentiaires du Roide Suède , pour faire enforte que ledit Roi & celui de la Grande-Brétagne,& Leurs Hautes Puissances coopèrent à ce qu’on parvienne à une bonneissue, & qu’il faudra peut-être avancer quelques subsides au Roi de Suède& à d’autres Princes & Potentats pour assurer la tranquillité publique, lesEtats s’obligent encore d’interposer leur crédit pour faire prêter au Roid’Espagne deux autres millions, le tout à raison de cinq pour cent d’intérêt.

Pour assurer le remboursement des déniers capitaux & le paiementdes intérêts, on devoit mettre Leurs Hautes Puissances en posseílìon desChâteaux, Villes, Forts & Places d’Argenteau, Navaigne, Stewenswaert,Venlo avec. le Fort situé de l’autre côté de la Meuse, Gueldres, Isabelle &St. Donat. Ils dévoient en jouir avec toutes les prérogatives qui appartien-nent de droit aux Seigneurs Engagiítes ; leurs garnisons dévoient être àleurs fraix, à l’exception de seize Compagnies d’infanterie, qui í’eroientpaïées par le Roi d’Espagne.

L e traité finissoit ainsi ; „ Et comme Leurs Hautes puissances sont„ encore dans la sincère attention de faire avec le Roi de la Grande-„ Brétagne tout ce qu’ils pourront, afin que le Roi de France conti-„ nuë aussi de son côté d’accorder la suspension d’armes dont on est„ convenu j & en conséquence , d’accomplir le projet de la paix, sui-„ vant l’acceptation d’un membre de l’alternative, déjà faite par le„ Sieur Marquis de Castel-Rodrigo; il est stipulé , qu’en cas que le stss-„ dit Roi de France vienne à consentir à ladite prolongation, &„ qu’elle soit observée avant le fournissement des déniers, il fera alors„ libre audit Sieur Marquis & à Leurs Hautes Puissances de laisser les„ choses dans l’état qu’elles sont à présent ; & en cas que la paix se„ fasse avant que ces présentes soient exécutées, chacun demeurera à„ cet égard en son entier

C e traité, qui déplût si fort en France, fût signé le neuvième d’avril.Comme les Etats avoient déjà approuvé Je plan du traité qui fe faifoità Paris, & qu’ils avoient donné ordre à Van Beuningen leur Ambassa-deur de le signer , pour marquer d’avantage que ce n’étoit que la crain-te de la continuation de la guerre qui les forçoit de fe rapprocher desEspagnols, ils ajoutèrent à leur convention un article séparé, qui devoitla rendre absolument inutile, à moins que la Cour de France ne violâthautement & fans pudeur les promesses solemnelles, qu’elle avoit faitestant de fois & qu’elle venoit de renouvelles

Il étoit déclaré & arrêté, que les Seigneurs Etats-Généraux desPro-vinces-Unies ne í’eroient pas obligés de fournir les déniers promis, qu’aupréalable ledit Sieur Marquis de Castel-Rodrigo , Gouverneur & Capitai-ne-général des Païs-Bas Espagnols, n’eût signé lui-même le contract cou-ché depuis peu par écrit par les Députés du Roi de France de concertavec les Sieurs Van Beuningen & Trevor Ambassadeur extraordinaire &

Dépu-