DE LOUIS XIV. LIV. XXXI. zzr
Députe extraordinaire du Roi de la Grande - Bretagne ; ou autrement, .. . . »
qu’il n’eût envoie pouvoir auxdits Sieurs Van Beuningen & Trevor de lóóS.perfectionner & conclure le susdit traité en son nom, avec les Plénipo- .tentiaires du Roi de France.
La paix signée à Aix la Chapelle rendit tous ces traités inutiles. Aussi La paix si-ne les avoit-on faits que pour l’accéleref & l’aífûrer. C’étoit dans la siée à Aixmême vúë que Lotiis tenoit trois Armées toutes prêtes pour pénétreren Flandre de trois côtés à la fois, & par-là forcer les Espagnols de mltìque'tom,lui céder promptement ce qu’il craignoit que ceux-ci, qui s’inquiétoient 7- ide ses progrès, ne voulussent lui enlever. Le même motif engageoit Aî/âàles Provinces-Unies à faire toutes les diligences possibles pour faire mar- sag.cher leurs troupes fur les frontières du Brabant, afin qu’elles le fecou- ;çi!russent files Armées Françoifes entreprenoient de l’attaquer, & que ces Le Clerc, tom.dispositions fixassent la France à fe contenter de ce qu’elle avoit demandé.
Les conditions de la paix étant réglées & acceptées d’avance, les uist nr iquesPlénipotentiaires à Aix la Chapelle n’eurent rien autre chose à faire qu’à Chronolo-les signer ; ils le firent le deux de mai. Le préambule faifoit une men-tion fort honorable des foins paternels du Pape, & des exhortations con- j fH’ ^90tinuëlles & vives instances qu’il avoit emploïées auprès des deux Roispour les porter à la paix. II étoit pourtant vrai, que les sollicitationsarmées de la Hollande & de l’Angleterre avoient eu une toute autre effi-cace que les Brefs & les Légats de Sa Sainteté.
En considération, FEfpagne cédoit à la France toutes les Places,
Forts & postes que ses Armées a voient occupés ou fortifiés pendant laCampagne de l’année précédente ; savoir, la Forteresse de Charleroi, lesVilles de Binche & d’Ath, les Places de Douai le Fort de Scarpe com-pris, Tournai, Oudenarde , Lille, Armentières, Courtrai, Bergues & Fur-nes, avec toute l’étenduë de leurs Baillages, Châtellenies, Territoires,Gouvernances, Prévôtés, Appartenances, Dépendances & Annexes, dequelque nom qu’elles pussent être appellées.
Aussi-tót après la publication de la paix, le Roi très-Chrétiendevoit retirer ses troupes de la Comté de Bourgogne , vulgairement ap-pellée la Franche-Comté, & restituer réëllement, effectivement & de bon-ne-foi à Sa Majesté Catholique toute ladite Comté de Bourgogne, fansy rien réserver ni retenir.
O n consentoit, que tous les Rois, Potentats & Princes qui vou-droient entrer dans cet engagement, pussent donner leurs promesses & obli-gations de garantie pour l’exécution de tout le contenu au présent traité.
Il étoit convenu, accordé & déclaré, qu’on n’entendoit rien révo-quer au traité des Pyrénées, qu’entant qu’il en étoit autrement disposépar celui-ci ; fans que les parties' enflent un nouveau droit, ou pus-sent recevoir aucun préjudice fur leurs prétentions respectives en tou-tes les choses dont il n’étoit point fait mention expresse par le pré-sent traité.
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