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Tome troisieme.
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i 668 ■Elle augmer-te le pouvoirab!o : u duRoi. 11 saittout ce qu’ilveut.

Testament deColbert , pag.

225.

Réductiondes Rentesde l’Hôtel deVille de Pa-ris.

Ib. pag. 219.

]1 termined’autorité laquerelle dedeux PrincesSouverains.MémoiresHistoriquesgtf Chronolo-giques.

Vie du DucUe Lorraine,pag. 1Ç4*

z;8 H I. S T O I R E

Les succès de cette guerre, la paix en apparence si avantageuse,rendirent Louis auffi respectable à ses sujets qu’il étoit redoutable à sesennemis & à ses voisins ; il sit ce qu’il voulut, fans trouver aucune ré-sistance. Au commencement de cette année, il fit ôter des Régiítres duParlement tout ce qui s’étoit fait contre l’autorité R orale depuis millesix cent quarante-sept jusqu’à la fin de mille six cent cinquante-deux. LaCompagnie sentit le coup ; mais, selon Mr. de Lionne, ce ne devoitêtre que par la douleur de n’en avoir pas pris elle-méme la résolution,& qu'il eût fallu que ce ne fût plus, qu’un effet de son obéissance. Uneidée plus juste de l’autorité Roïale auroit empêché qu’on ne condamnâtbien des démarches, qui ne s’étoient faites qu’en vûë du bien public.Quelques Particuliers de cette Compagnie sentirent auffi le poids de cetteautorité. Ce n’étoit qu’avec peine qu’on avoit reçu le nouveau Code ,qui en abrégeant les procès par le retranchement de quantité de forma-lités inutiles, avoit diminué les profits. Croïant que ce nouvel établisse-ment ne seroit pas foûtenu, ils prirent la liberté d’y déroger en quel-ques occasions , & de suivre l’ancien usage. Ils furent interdits de l’exer-cice de leurs Charges. Cette juste punition donna tant de fraïeur, quepersonne dans la fuite n’ôfa s’y exposer.

Les besoins de l’Etat, l’espèce de brigandage qui s’étoit fait dans lesFinances jusqu’à la mort du Cardinal Mazarin, avoient obligé Remprun-ter de toutes parts. Les Particuliers avoient profité des circonstancespour tirer des intérêts excessifs. A diverses reprises on avoit créédes rentes fur l’Hôtel de Ville de Paris; le nombre en étoit prodi-gieux , le dénier si haut, que plusieurs des nouveaux acquéreurs avoientdéjà reçu plus que leur principal; le paiement de ces rentes consom-moit une très grande partie des déniers Roïaux. Le Contrôleur-géné-ral, à qui fans cesse on demandoit de l’argent, résolut de réduire cesrentes fur le pied de cinq pour cent. L’aftàire étoit délicate. On a vûfous les années précédentes les tumultes & les désordres qu’avoient ex-cité les Rentiers ; Colbert en fût quitte pour quelques menaces & quel-ques legères insultes ; les plus ardens aïant été arrêtés, les autres fe cal-mèrent & la réduction eût lieu.

Le Duc de Lorraine & l’Electeur Palatin furent auffi contraints de sesoumettre à la puissance de Louis, comme s’ils avoient été ses sujets.Le dernier de ces Princes, insinuant & adroit, mais fort remuant, s’é-toit brouillé les années précédentes avec la plûpart de ses voisins, par-ticulièrement avec l’Electeur de Maïence. Le Duc de Lorraine , encoremoins capable de se tenir tranquille , assista l’Electeur Ecclésiastiquede toutes ses forces, & obligea l’Electeur Palatin d’en venir à un ac-commodement , qui fut ménagé par un Envoie de France, le onze no-vembre mille six cent foixante-lìx. Les brouilleries recommencèrentpeu de tems après, & furent terminées de la même manière. En partantpour son expédition de Flandre, le Roi très-Chrêtien le força de luidonner tout ce qu’il avoit de troupes. Ce Prince, qui ne pouvoit dé-sarmer,