HISTOIRE
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1669»
On s’appli-que à ruinerpeu à peu laReligionRéformée.
Louis y avoittravaillé dèsqu’il avoitgouverné parlui-même.
Déclarationcontre ceuxde cette Re-ligion.MémoiresChronologi-ques U Dog-matiques.Histoire der Edit deHantes , E-
depuis, il fût parfaitement soumis & attaché au Roi son frère. Austifaut-il avouer que la raison de plainte qu’on lui avoit donnée étoit ex-trêmement touchante. Le danger étoit-il si pressant, qu’on ne pût arrê-ter le Chevalier de Lorraine ailleurs que dans Pappartement de sonMaître?Ne pouvoit-on pas du-moins attendre qu’il fût sorti de fa chambre ?
0 Tandis qu’on felivroitauxplaisirs, & qu’on s’occupoitde ces intri-gues, on pensoit à l’exécution des projets qu’on avoit trouvés tracés ,& de ceux qu’on avoit formés. L’affòiblissement, ou plutôt, l’abolition dela Religion Réformée avoit été résolue par le Cardinal de Richelieu.Personne n’ignore les rudes coups qu’il lui avoit portés. En mourant iln’avoit rien recommandé avec plus d’instance à celui qu’il prévoioit de-voir être son successeur dans le Ministère, que d’entrer dans ses vûës àcet égard. Sans cesse on avoit représenté au jeune Roi que cette Religionétoit auílì contraire à la Roïauté qu’à la Foi Catholique ; que ses princi-pes alloient à l’indépendance ; on lui avoit fait la peinture des maux af-freux que ces divisions avoient causé, & du danger qu’avoit couru l’E-tat de changer de Gouvernement & de devenir la proie de l’Etranger.Anne d’Autriche, les Ecclésiastiques avoient appuie ces instructions & lesavoient gravées dans son esprit, de manière à n’en pouvoir être effacées.11 étoit pourtant vrai que c’étoit particulièrement à ceux de cette Re-ligion , que la branche de Bourbon étoit redevable de la Couronne.
Pendant la Minorité de ce Prince, la guerre étrangère & les troublesdomestiques leur procurèrent du repos. Loin de les inquiéter, on lesménagea , & on eût tout sujet d’être content de leur fidélité & du zèleavec lequel ils se déclarèrent pour la Cour, & résistèrent aux forces &aux sollicitations des rébelles. Dès que le Cardinal Mazarin fût mort,on supposa qu’il s’étoit fait quantité de contraventions & d’innovationsà l’Edit de Nantes. II y eût cette année même mille six cent soixan-te & un, une Déclaration, qui portoit, que des Commissaires iroientdans toutes les Provinces pour en informer, & remettre les choiesdans l’état où elles dévoient être ; dix-huit ou vingt Arrêts avoientété donnés conséquemment aux informations des Commissaires. LesParlemens fecondoient de leur mieux les intentions de la Cour , & c’é-toit à qui donneroit plus de preuves de fa Catholicité, par la fermeté duzèle & l’exactitude des poursuites. Les Assemblées du Clergé deman-doient toûjours qu’on s’unît de plus en plus contre la Réforme , & c’é-toit à ce prix qu’ils fembloient accorder les secours qu’on leur demandoit.
L e prémier de février de cette année il parut une Déclaration conte-nant quarante-neuf Articles, qui dévoient à l’avenir faire Loi. II étoitdéfendu aux Ministres de faire les prêches ailleurs que dans les lieuxdestinés à cet usage; de dire rien contre la Religion Catholique ; deprendre la qualité de Pasteurs de PEglife au-lieu de celle de Ministresde la Religion prétendue Réformée ; de porter des robes ou soutanes& de paroître en habit long ailleurs que dans leurs Temples ; de fairedes mariages entre des personnes des deux Religions avant que suppo-sition fût vuidée. De
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