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Tome troisieme.
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HISTOIRE

1669.

3 fO

sans leur apprendre pourquoi ils s’étoient séparés de l’Eglise Romaine ?Entourés comme ils étoient de gens attachés à une Doctrine contraireà la leur, étoit-il possible de ne leur pas expliquer la différence de cesDoctrines ? D’ailleurs la défense prise dans le vrai sens, c’est-à-dire ,d’injures, de railleries choquantes , devoit aussi obliger les MinistresCatholiques.

D’autres Articles tendoientà les rendre odieux. Le nom d elaReligion prétendue Réformée renferme une flétrissure. A parler exactement,il signifie que cette Réforme est défectueuse & mal-établie. N’est-il pastrop dur d’obliger des gens à prendre un nom qui les déshonoré ? Cettedéfense d’exposer leurs morts devant les portes de leurs maisons, à quel-le fin pouvoit-elle être faite , que de les molester ? En leur défendant des’écrire, ne marquoit-on pas qu’on se défioit de leur fidélité ? il en étoitde même de l’excluíìon des Etats du Languedoc. Louis quatorze nes’en tint pas-là. 11 suivit le plan qu’on lui avoit tracé ; il continua dedonner divers Arrêts & Déclarations, selon qu’on les jugeoit nécessai-res pour préparer insensiblement les voies à la cassation de l’Edit deNantes. Du reste, je ne fais pas pourquoi les Fastes de la Maison deBourbon désignent cette Déclaration par ces mots : On commence àsup -primer les Chambres de P Edit. II est vrai qu’on leur ótoit la connoiíïànced’une espèce de Causes, mais ce n’est pas-là ce qu’on appelle supprimer ;on auroit donc commencé bien des fois à supprimer le Parlement.

L a résolution de se vanger de la Hollande , qui, à ce qu’on préten-î"Angleterre, doit, avoit manqué de reconnoissance & de fidélité à ses engagemens ,Vie d’Hen- étoit prise. Loin de calmer l’efprit du Prince irrité, ceux qui l’appro-riette d’An- âoient l’aigrissoient de plus en plus, & le Comte d’Estrades peu iatis-gjeterre, pag. ^ ^ succès de ses dernières négociations y contribiioit plus que per-sonne. Dans ce dessein, on conserva sur pied les troupes nombreusesdont on s’étoit servi pour conquérir une partie de la Flandre & laFranche-Comté. On travailloit à détacher de la triple Alliance le Roide la Grande-Bre'tagne. Louis quatorze seul traitoit cette affaire avecla Duchesse d’Orléans fa belle-sœur ; c’étoit-là le sujet des longues con-férences qu’ils avoient ensemble à St. Germain , & c’étoit pour lesavoir plus secrettement, que cette Princesse avoit un appartement quicommuniquoit au sien.

On bâtit des q n s’appliquoit en même tems à mettre la Marine fur un pied formi-onfakfaire âable. On travailloit dans tous les Ports à construire, à équiper des vaií-aux troupes seaux , & à mettre en oeuvre les matériaux qu’on avoit tirés de la Suèdede fréquentes & du Dannemark ; & bientôt 011 fût en état de mettre en mer uneVie de c»/- Hotte capable de se faire respecter par quelque Puissance Maritime quebert, pag. ce pût être. On exerçoit ses troupes, on en fàisoit de fréquentes Re-•vûës, au même tems qu’on dressoit les matelots. Les Villes de Flandreavoient des garnisons nombreuses, on les faisoit fortifier avec un soin &une diligence qui supposoit qu’on craignoit d’être attaqué, ou qu’onvouloit prévenir.

pag. 20;.

On tâcha deregagner

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