quelquesLet-” tres fur cette» mort.
„ Histoire deHenriette” d' Angleterre .>
» pag. L14.
DE LOUIS XIV. LIV. XXXII. z 6-
Selon Madame de la Fayette, qui a écrit une partie de l’histoire de laPrincesse dont nous parlons , si-tót qu’elle vit PAmbassadeur d’Angleter- r §70.re 3 elle lui parla du Roi frère & de la douleur qu’il auroit de fa Pag. 192.mort ; elle le pria de lui mander qu’il perdoit la personne du mondequi l’aimoit le mieux. Ensuite PAmbassadeur lui demanda si elle étoitempoisonnée. „ Je ne sai, ajoute Madame de la Fayette, si elle luidit qu’elle l’étoit ; mais je sai bien qu’elle lui dit qu’il n’en falloit „rien mander au Roi son frère ; qu’on devoit lui épargner cette dou- ,»leur ; qu’il falloit sur-tout qu’il ne songeât point à en tirer vengean- „ce ; que le Roi n’en étoit point coupable, qu’il ne falloit points’en „prendre à lui “.
A la fin de l’histoire qu’on vient de citer, fe trouvent quelques Lettresde PAmbassadeur d’Angleterre ; il écrivit à Charles second en ces ter-mes. „ J’eus l’honneur d’entretenir Madame assez long-tems le samedy, ,, Extrait dejour précédent de celui de sa mort. Elle me dit, qu’elle voioit bienqu’il étoit impossible qu’elle pût jamais être heureuse avec Monsieur ,lequel s’étoit emporté contr’elle plus que jamais deux jours aupara-vant à Versailles , où il l’avoit trouvée dans une conférence fecretteavec le Roi, fur des affaires qu’il n’étoit pas à propos de lui commu-niquer. Le lendemain, lorsqu’elle se trouva mal, elle me fit appel-ler ; dès qu’elle me vit, elle me dit, vous voïez le triste état où jefuis, je me meurs. ... Je pris la liberté de lui demander, si elle necroioit pas qu’on l’eût empoisonnée. Son Confesseur, qui étoit pré-sent , entendit ce mot & lui dit ; N’accusez personne , Madame , r (ffoffrez à Dieu vôtre mort en sacrifice. Cela Pempêcha de me répondre,
& quoique je lui fisse plusieurs fois la même demande, elle ne me „répondit qu’en levant les épaules. Je lui demandai la cassette où »étoient toutes ses Lettres pour les envoïer à Vôtre Majesté ; elle ,,m’ordonna de les demander à Madame de Borde , laquelle s’évanouissant ,>à tous momens, & mourant de douleur de voir fa maîtresse en un „état si déplorable, Monsieur s’en saisit avant qu’elle pût revenir à elle
Le même Ambassadeur écrivit au Comte d’Arlington, que depuis la ib.pag.i04..mort de Madame , il y avoiteu divers bruits; que I’opinion la plus gé-nérale étoit qu’elle avoit été empoisonnée. „ On tâchera, je crois, „disoit-il dans une autre Lettre, d’en désabuser nôtre Cour ; mais on „ne pourra jamais en désabuser celle-ci, ni tout le peuple. L’on tâche „ici de me faire passer pour l’auteur de ce bruit ; je veux dire, Mon- „sieur , qui se plaint que je le fais pour rompre la bonne intelligence qui „est établie entre les deux Couronnes. „
Je viens d’apprendre de très bonne part, & d’une personne qui „ ib.pag. aia»est dans la confidence de Monsieur , qu’il n’a pas voulu rendre les pa- „piers de Madame avant que de fe les être fait lire & interpréter. II „fe plaint extrêmement du Roi nôtre Maître, à l’égard de la corres- „pondance qu’il entretenoit avec Madame , & de ce qu’il traitoit d’af- „faires avec elle à son infçû. Elle n’eût pas plûtót rendu Pesprit, que „
Tome III. A a a „ Monsieur
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