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Tome troisieme.
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1670 .

Ses instancesfont inutiles.Le Roi est at-tendri, maisil persistedans son re-fu s.

Montpenfîer,tom. 6, pag,lûâ.

II prend leton de Maî-tre.

Ib. pag. 168

Triste situa-tion de Ma-demoiselle.On ne peutla consoler.Ib.p ag. 170,

„ qui ait épousé un Particulier. Quand même vous auriez voulu cet établis.„ sement, qu’y pourroit-on trouver à redire ? Vous seriez donc moins lí-„ bre que les personnes de qualité de vôtre Roïaume , qui aiment & fer-„ vent les gens qui leur font attachés. Quoi ! fur des résolutions inven-„ tées, voudriez-vous m’abîmer dans la douleur & empêcher la fortune?„ d’un homme que vous aimez? Que peuvent dire les Princes Etran-„ gérs que vous m’avez cités, si-non que vous me manquez de parole ?„ C’est-là ce qui fera tort à vôtre gloire “.

Elle étoit à ses pieds en parlant de la forte. Touché de la dou-leur qu'il lui causoit, il se mit à genoux pour l’embrasser ; ils demeurè-rent long tems dans cette posture fans se rien dire ; le Roi pleuroit, & laPrincesse fondoit en larmes. „ Pourquoi , dit enfin le Monarque, m'a-D vez-vous donné le tems de faire des réflexions ? II faììoit vous hâter. He-„ las ! répondit la Princesse, jamais vous n’avez manqué de parole à per-„ sonne, pouvois-je croire que vous commenceriez par moi “? Alorsla douleur reprit tout-à-fait le dessus. „ Ah ! Sire, s’écria-t’elle, ôtez-„ moi la vie ; je ferai trop heureuse de mourir à vos pieds, fi vous m’ó-„ tez Mr. de Lauzun. Je n’ai jamais rien aimé que lui ; il mérite si-forù„ la tendresse que j’ai pour lui, & vous voulez me l’ôter. Encore une„ fois ótez-moi la vie, je vous pardonne ma mort, plutôt que la sé-„ paration de tout ce que j’aime

On essaïa envain d’appaiser sa douleur, par des assurances d’amitié»de tendresse, de protection , de faveur pour les deux Amans ; tout fûtinutile, il fallut prendre un ton de Maître , & dire, que les Rois dé-voient satisfaire le public , & qu’on ne changeroit pas de sentiment. On.> ne pût toutes-fois s’empêcher de pleurer, en se retirant. „ Vous pieu-„ rez de compassion , dit la Princesse, vous pleurez de compassion ! vous„ êtes le Maître de mon repos ; vous avez pitié de moi. & vous n’a-„ vez pas la force de refuser, à mes ennemis le sacrifice que vous leur en„ faites “ ! Elle sortit pour courir chez elle y pleurer sans spectateurs..Elle se mit au lit & y resta vingt-quatre heures fans parler & presquesans connoissance.

Le Roi vint la voir, la pria de se consoler, l’assûra qu’il vivroitdetelle manière avec elle que tous ses ennemis en seroient au désespoir ; qu’ilapprouvoit & estimoit ce qu’elle avoit voulu faire, & qu’il étoit infini-ment mortifié , que les bruits, qui avoient courus , l’eussent obligé d’enuser comme il avoit fait. Les larmes & les plaintes recommencèrent ;mais avec moins de violence. Mademoiselle répondit, que tout ce quiétoit dans le monde, & la vie même lui étoit indifférente, qu’elle ne vou-loir rien hors l’affaire en question, qu’en la lui ôtant on lui donnoit la mort.Que toutes les assûrances, qu’on lui donnoit, n’étoient que des paroles ;& que les maux, qu’elle sentoit, étoient des plus réels & des plus sensi-bles ; que les mêmes personnes qui avoient fait rétracter la permissionqu’on avoit donné, pouvoient trouver encore le moïen de faire changerla bonne volonté qu’on lui témoignoit. Que pour elle, elle ne change-roit