Band 
Tome troisieme.
JPEG-Download
 
  

402

HISTOIRE

mmmmt—m p 0ur cette raison-là-même qu’on le rétablit & qu’il continua ses sonc-1672. tions après la soldes troubles, malgré la faute qu’il avoit faite de s’at-tacher aux Mécontens , & d’avoir engagé le Duc de Sully son gen-dre à laitier paflér fur le pont de Mantes l’Armée Espagnole qui venoità leur secours.

Louis qua- Il étoit Protecteur de l’Académie Françoise. Sa mort la mit dansbierf l’être ^ nécessité de s’en choisir un autre. Elle jetta les yeux fur son Souve-en fa place, rail!, A malgré la timidité de quelques Académiciens, qui doutoient qu’ilWjhîre de voulût agréer un titre que deux de ses sujets avoient porté si long-tems,Fra» d oîse*par ^ ^t arr ^ t ® que k proposition lui en seroit faite par Mr. de Harlai Ar-Joìivet/om. chevêque de Paris, Académicien lui-même, & plus digne encore d’êtreì.pag. 16. associé à cette Compagnie par son mérite personnel, que par sa dignité& par sa naissance. Colbert, qui étoit auísi de cette Compagnie, n’eûtpas de peine à persuader à un Prince qui aimoit passionnément la gloire,& qui ne pensoit qu’à la mériter, qu’il avoit un intérêt personnel d’ac-corder la grâce qu’on lui demandoit ; ainsi le consentement fût donné,avec de grandes marques de satisfaction.

Le remercîment se fit en cérémonie. Le Roi voulut que le Dau-phin fût témoin de ce qui se passeroit en cette occasion , si flatteusepour les Gens de Lettres. Mr. de Harlai, l’homme de France né avecle plus de talens pour la parole, parla au nom de l’Académie. II mitdans tout son jour futilité de son établissement, qui en moins de qua-rante ans avoit produit plus d’Ecrivains célèbres en tout genre, que laFrance jufqu’alors n’en avoit eu depuis le commencement de la Monar-chie. II montra ensuite quels honneurs avoient toûjours reçu les Gensde Lettres des plus grands Princes , qui ne les avoient point cru d’unmoindre ornement dans f Etat, que ceux qui le défendent & l’aggrandis-sent par les armes. Le Roi ému & persuadé donna des marques d’unevraie estime à l’Académie , se fit nommer les Académiciens, & dit enparticulier à Colbert; Fous me ferez savoir ce qu’il faudra que je fasse pources Messieurs.

Ibìd. pag.ij. La Commission fût éxécutée avec un zèle proportionné à í’inclina-tion que ce Ministre avoit pour les Beaux-Arts. Le Prince ne tarda paslong-tems à signaler fa protection par des faveurs. L’Académie n’avoit

E oint de lieu où elle pût régulièrement s’assembler, elle fût placée auouvre dans l’appartement qu’on lui a conservé jusqu’à présent. Commeceux qui dans ce tems-là travailloient à l’Histoire Métallique étoient tousde f Académie Françoise, ils n’eurent garde d’oublier de faire entrer cetévénement dans leur Histoire, autant pour la gloire de leur Compagnie,que pour celle \se leur Protecteur.

Apollon debout tient fa Lyre » appuie fur le Trépied d’où fòr-toient ses Oracles ; dans le fonds paroît la principale face du Louvre. LaLégende, Apollo Palatinus, signifie , Apollon dans le Palais d 1 Au-gustes faisant allusion au Temple d’Apollon bâti dans l’enceinte du Palaisde cet Empereur. L’Ëxergue, Acadëmia Gallica intra Re-

giam