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Tome troisieme.
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DE LOUIS XIV. LIV. XXXIII. 405

giam excepta M. DC. LXXII. exprime, que cette année ïAcadémie > 1 .

Française fût placée dans le Louvre, f 1672.

Feu de jours après, le Protecteur ordonna que l’on fit un fonds f Voiez lepour les besoins de l’Académie, & qu’on lui fournît le bois, les bou- N’. LXI.gies, même de-quoi parer les journées des Copistes ; il voulut encoreque dans la fuite il y eût pour chaque séance quarante jettons d’argent à gran s iens 'partager entre les Académiciens qui feroient préfens. Ce fût auíìì par lesfoins de Colbert, que pour commencer leur bibliothèque, on tira de celledu Roi íìx cent soixante volumes. II est étonnant que ce commence-ment n’ait point eu de fuite, & que cette Académie fì célèbre, fautede livres, ait supprimé l’office de Bibliothécaire, qu’elle avoit établi dèsses commencemens.

A tant de grâces on ajouta la confirmation, ou plutôt le rétablisse- Histoire dement de ses privilèges. Le Cardinal de Richelieu en rétablissant avoit l 'Académieaccordé à tous ses Membres le Droit de Committimus , c’est-à-dire , leDroit de plaider au Parlement de Paris , de quelqu’endroit du Roïaume %.fag. 19 .qu’eux & leurs parties pussent être; ce Droit, qui est presque le seulutile qu’ils aïent, avoit été restraint aux quatre plus anciens ; il fûtrendu à tous par une Déclaration du cinq décembre mille six cent soi-xante & treize.

O n ordonna qu’aux Pièces de Théâtre qui fe joùeroient à la Cour, Lui accordeil y auroit six places marquées pour des Académiciens. Lorfqu’ils al- d . €S distil-lèrent en prendre possession ils y furent installés avec honneur , & les Of- ai

ficiers du Gobelet eurent ordre de leur présenter entre les Actes des ra- ’ ‘ p s 'fraîchissemens, de même qu’aux personnes les plus qualifiées.

L e Protecteur s’intéressa dans la fuite à tout ce qui regardoit l’Acadé- 11 s’intéressemie ; il en voulut savoir les statuts, & fût quelques-fois plus exact à » tout ce quiles leur faire observer qu’ils ne l’eussetit souhaité. II vouloit qu’on luirendît compte des moindres difficultés qui pouvoient naître, & se don- ^noit quelques-fois la peine de les ajuster. Le Directeur seul avoit un

fauteuil ; les autres, Ducs ou Cardinaux, n’avoient que des chaises ;pour rémédier à cet inconvénient, il ordonna que déformais chaqueAcadémicien auroit un fauteuil ; ce qui sauva & les égards dûs à la su-périorité du rang & de la naissance, & l’égalité, dont l’Académie s’é-toit toûjours fait une loi inviolable. Cette attention augmenta toûjours,loin de diminuer ; ce Corps trouva toûjours de la protection & de la fa-veur ; la plûpart des Membres qui le compostaient eurent des pensions, lesAbbés eurent des Bénéfices ; le Protecteur s’intéressa même de la ma-nière la plus aimable à lui conserver sa réputation. Le Président de La-moignon aïant refusé d’en être, le Prjnce, de crainte qu’il n’en rejaillîtsur l’Académie un peu de honte, jetta les yeux, pour la réparer, sur unsujet dont la naissance , les dignités, les qualités naturelles & acquises fis-sent oublier qu’elle avoit été dédaignée; le Cardinal de Rohan partoitpour Strasbourg ; il lui fit dire par un Sécrétasse d Etat de différer sondépart & de demander la place vacante.

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