1672.
Les Angloiscommencentles hostilités.'Neuville ,tom, 4. pag.iS-
Vie de Rui-ler, pag. 462.
Le Clerc,tom.
3. pag. 270.
Déclarationde guerredes deuxRois.
Corps Diplo-matique,tom.7. Part. 1.pag. iâ;.MémoiresHistoriquesb Cbromlo•giques.
Le Clerc,tom.3. pag. 26;.
Le Prince de Condé fût nommé Général de la seconde Armée, peî»inférieure à la première. 11 eût fous fes ordres le Comte de Guiche, filsdu Maréchal de Grammont, le Marquis de St. Abre & Monsieur Fou-cault Lieutenans-généraux ; pour Maréchaux de Camp, les Comtes duPleffis-Prâlin, fils du Maréchal de ce nom , de Nogent, de Magalotti »de Choiseiiil & de la Cardonnière Commissaire-général de la Cavalerie ;Monsieur de Trala-Sarlot faisoit la charge de Major-général.
Le Comte de Chamilli fût mis à la tête du Camp-volant. On luidonna pour Lieutenant-général Monsieur de Nancré, & pour Maréchauxde Camp, le Marquis de Vaubrun & le Chevalier du Pleflìs.
Le Comte d’Etrées Vice-Amiral de France fût nommé pour com-mander la Flotte, qui devoit être de cinquante vaisseaux de ligne & deplusieurs frégates & brûlots. On lui donna pour Lieutenant-général Mon-sieur du Quefne, le meilleur homme de mer qu’on eût en ce tems-là.
On faisoit à proportion les mêmes préparatifs en Angleterre &dans l’Evêché de Munster. Les Anglois même, dès le vingt-troismars, avant que d’avoir déclaré la guerre, ( on avoue qu’on ne faitquel nom donner à cette action ) attaquèrent près de l’Isle de NVichune Flotte Hollandoife de soixante & dix voiles venant de Smyrne,escortée par cinq vaisseaux de guerre seulement. Quoique les An-glois eussent douze bons Vaisseaux, & que cinq médiocres les eussentjoint pendant le combat, ils ne purent enlever que cinq navires mar-chands & un de guerre. 11 est vrai qu’ils étoient richement chargés*;mais leur valeur n’égaloit pas à beaucoup près la dépense qu’avoit faitCharles, dans l’efpérance d’enlever cette Flotte, dont la richesse auroitfourni, au-moins un an durant, à toutes les dépenses de la guerrequ’il étoit fur le point de déclarer. La nouvelle de cette attaque im-prévûë aïant été portée dans les Provinces-Unies, on y travailla avectant d’ardeur à l’armement de la Flotte, qu’elle fût en mer dans les pre-miers jours de mai.
Tout étant prêt dans les deux Roïaumes, les deux Rois de-con-cert déclarèrent la guerre à la Hollande, le même jour sept d’avril. Ladéclaration de Louis étoit courte Sc simple, & fentoit un Souverain quin’est point obligé de rendre compte à fes sujets, & qui fe met peu enpeine qu’ils approuvent ou qu’ils blâment fes résolutions. On y difoit,que la mauvaise satisfaction qu’on avoit de la conduite que les États-Gé-néraux des Provinces-Unies avoient eu depuis quelque tems , étoit venuesi avant, que fans diminution de fa gloire on ne pouvoit dissimuler pluslong-tems Tindignation causée par une manière d’agir si peu conformeaux grandes obligations qu’ils avoient à la France. Par-tant, qu’onavoit résolu de faire la guerre auxdits Etats-Généraux, tant par mer quepar terre ; que par conséquent on ordonnoit à tous fes sujets, vassaux& serviteurs de courir-fus aux Hollandois, & qu’on leur défendoitd’avoir dans la fuite aucun commerce, communication ni intelligenceavec eux.
A u-