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Tome troisieme.
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DE LOUIS XIV. LIV. XXXIII. 443

mille hommes pour tomber fur le premier des Princes d’Allentagne qui ! .. . > '

auroit paru vouloir les secourir. 1672.

On fût dédommagé du peu de succès des négociations à la Cour de La plûpartBerlin par celui qu’on eût ailleurs. On avoit gagné les Ministres de heureusesl’Empereur, en particulier le Prince de Lobkowits ; le traité avec l’E- j?°a n r ce lalecteur de Brandebourg fût fort Iong-tems à conclure, & Léopold ne le corps Dip’e-signa point en qualité d’Empereur, mais feulement comme Archiduc matique,tom.d’Autriche. Cette distinction avoit été imaginée pour ne pas contreve- 7 - Par( - *•nir au traité de Westphalie, selon lequel l’Empereur ne devoit point V BasJagl‘tom.entrer en guerre avec la France, à moins qu’elle ne f attaquât ; au-lieu a. pag.\cé\que l’Archiduc, comme les autres Princes particuliers de l’Empire, pou-voit porter la guerre hors de ses limites. Cette nouvelle formalité causade grands embaras. Lorsqu’il fallut communiquer le traité aux Mem-bres de l’Empire, Konigfeck Vice-Chancelier refusa de le faire, fourprétexte qu’il n’étoit pas de la dignité Impériale de communiquer ce quel’Archiduc avoit fait. II fit une autre difficulté fur le réquisitoire qu’ondevoit faire aux Princes de l’Empire pour le passage des troupes. Ceréquisitoire portoit, que les délibérations traînant en longueur à Ratis-bonne, & la nécessité demandant un prompt remède, l’Empereur avoitcru qu’il étoit |de son devoir d’envoïer une Armée sur le Rhin, afin depourvoir à la sûreté générale, en attendant qu’on trouvât des moïensplus efficaces ; qu’on espéroit que tous ceux qui aimoient la patrie ap-prouveroient ce dessein, & donneroient libre passage aux troupes, avectoutes les choses nécessaires pour leur marche.

L e Sous-Chancelíer refusa de signer & de délivrer les copies de ce u, p a g.réquisitoire , parce que le traité s’étoit fait dans la Chancellerie d’Autriche,

& qu’on ne pouvoit pas dire que c’étoít l’Empereur qui fût obligé d’en-voïer une Armée, puisque c’étoit l’Archiduc qui le faifoit. II reçut desordres absolus. II tâcha de les éluder par cette Clause; qu’on devoitconvenir aves les Princes, fur le territoire defquels on passerait, des con-ditions auxquelles ils fourniroient les vivres, & que tout fe fît selon lesloix de l’Empire. Contraint d’effacer cette Clause , il lui substitua celle-ci ; que les Princes accorderaient aux troupes, quelques jours de séjour,

& les chevaux dont elles auraient besoin pour porter les bagages. Cesdifficultés retardèrent la marche des troupes, qui d’ailleurs, comme 011l’a vû, furent conduites avec si peu de fidélité ou de capacité, qu’ellesfurent inutiles, du-moins pour cette année ; & que la République, qu’el-les aîloient secourir, ne dût son salut qu’à son bonheur, c'est-à-dire àla préférence que Louis quatorze donna aux conseils de son Ministre, fur VieâeConâi ,les avis du Prince de Condé & du Vicomte de Turenne, auffi-bien que Ms*de la plûpart des autres Officiers-Généraux.

On avoit encore plus de succès dans les autres Cours d’Allemagne. Basnage , ib,L’Electeur de Saxe, le Duc de Brunswick , le Landgrave de Hesse dé- MS> ;68.clarèrent qu’ils ne prendraient point de parti que l’Empereur ne l’eût/ait. Quand il se fût déclaré, ils prétendirent qu’ils ne pouvoient faire

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