4 Essai sur la C h y si i e
peut également tirer de tous les végétauxauffi en fait-on aujourd’hui dans tous lespays à raison de ce que chacun produit •en plus grande abondance , & que l’on s’yprocure au meilleur prix.
Je remarque en second lieu, que lescorps naturels les plus propres à la fermen-tation spiritueuse dont j’ai parlé, sont ceuxqui sont composés de parties acqueuses,huileuses & salines dans une juste pro-portion. Voilà pourquoi, des trois règnes,le végétal est le plus propre à la fermen-tation. II est vrai que le célèbre Grnelinrapporte dans ses voyages de Sibérie, qu’onfait dans ce pays une eau de vie avec dulait de jument. La plupart des chimistesmodernes parodient douter de ce fait,mais une personne digne de foi qui a de-meuré longtems en Ruílie , me l’a confir-mé , en ajoutant, qu’on fait, à la vérité ,peu d’usage de cette liqueur en Sibérie ,mais qu’elle est commune chez les Larta-res , fous le nom de Ramiloivolga ; chezles Calmouques , les Circaífiens & les au-tres peuples du Nord de l’Afie. II m’a as-suré , en même tems, que cette liqueur