et le Commerce. 17
comme je ne faisois presque jamais decette liqueur en assez grande quantité, re- •lativement à la consommation que j'enfais annuellement, j’ai été obligé jusqu’àprésent, ainíì que mes concitoyens , d’entirer de la France.
II est vrai qu'on fait aussi dans le paysune eau-de-vie avec de la lie de vin; maiscomme le vin y est pour l'ordinaire à unassez grand prix , on en laisse avec la liele moins qu’il est possible ; c'est ce qui fait,que la grosse lie contenant peu d'esprit; ,elle rend aussi très-peu d’eau - de - vie, àproportion de la grande quantité que l’onen consume chaque année.
Notre gracieux Souverain convaincuque ce n’étoit que le préjugé qui avoit.fait défendre la distillation du marc deraisin, a révoqué cette défense depuisquelques mois. Quels avantages les ha-bitans du pays de Vaud ne retireront-ilspas de cette permission , s’ils veulent enfaire un juste usage ? Mais leur indolencefera toujours un obstacle à faire valoirdes richesses dont ils font les heureux dé-
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