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Ceux qui me font cette objection, d’obser-ver , i°. que tous les vignerons ne fontpas dans l’ufage de faire de cette boisson,& qu’il n’en est pas un qui y consacretout son marc. En second lieu, je ne pré-tens pas qu’on remploie tout entier àfaire de l’eau-de-vie ; je n’en demande quele superflu , c’est-à-dire celui que l’on jet-te devant les maisons ou dans les porcheriespour le convertir en fumier ; il ne feraque plus propre à ce dernier usage, lors-qu’il aura été auparavant distillé, étantplus disposé par là, à la putréfaction quiest estèntielle pour faire un bon engrais.On pourroit encore en tirer un meilleurparti j ce seroit d’en faire des mottes àbrûler, semblables à celles que les tan-neurs font de l’écorce après qu’ils s’enfont servis ; ces mottes de marc donnentplus de chaleur que celles d’écorce, lacendre en est meilleure que celle du bois,& ceux qui l’emploient, comme les cha-moiseurs, les blanchisseurs & autres , luidonneront toujours la préférence, & lapayeront mieux qu’ils ne payent l’autre. IIest fur encore , que l’on peut tirer de ces
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