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C’est aussi ìà le vrai dessein que je mesuis proposé en travaillant à ce Mémoire.J’aurois pû en retrancher plusieurs exem-ples pour le rendre moins diffus, & jeconviens que tous ne prouvent pas avecune égale force. Mais je ne fais que tropqu’à l’ordinaire, on ne peut assez multi-plier les preuves, surtout lorsqu’il s’agitd’extirper une opinion accréditée depuislongtems. II est plus facile de bâtir uníystême nouveau, que de combattre avecsuccès un préjugé généralement regardécomme principe, quoiqu’il y ait peut-êtreplus de réputation à acquérir dans la pre-mière de ces actions que dans la seconde.
Au reste, ce Mémoire fait voir d’unemanière bien sensible , que la pratique dela Médecine est, à plus d’un égard, indé-pendante de la théorie ; on ne manquepas de s’en appercevoir, quand on cher-che avec trop de soin à se distinguer dece qu’on appelle les empiriques. La théo-rie nous apprend à n’en pouvoir douter,que les causes prochaines de toutes lesmaladies de f esprit & des nerfs ne se