C 12 )
gieuses, qui s’imposent des Tributs, & qui íeprescrivent des réglemens ; ainsi tombent lesarts languissons qui ne se nourrissent que de liber-té & d’aisance ; (c) Laisser un champ libre â
(c) Mr. le Marquis Eeccaria dit vrai; dans ía Thèsegénérale, les Arts fi notmijfim de liberté & d’aisance.Si un Prince veut être richè en finance, il faut-qu’il soitriche en Sujets , & le moyen de l'être confisse à íça-voir les retenir dans le Pays par une protection égale SCpar l’encouragement. L’exemple du bonheur multiplie lesS'ujets dans un état Sc font la richesse du Souverain ; maisîl faut prendre garde qu’une branche áe Manufacture quiprospère n’entraine pas la perte d’une autre. Si tous les su-jets , ( comme paroit l’infínuer le célébré Si illustre Pro-fesseur ) doivent avoir te même droit aux Manufacturesles plus lucratives, ií fuit que celles qui le seront moins,ou d’un plus bas ordre, leront négligées & se perdront ;ou bien il arrivera qu’en voulant les' conserver on dépeu-plera les campagnes, dont les productions font le vérita-ble nerf de toute espèce de prospérité. La France réduiteen Manufactures sous Coibert, ruina l’Agriculture ; le*feras qui tenoient la cbariie furent en foule s’emplctyer dansles Villes, une petite partie de Laboureurs devint Meilleurs,& le plus grand nombre déserta le Pays, ou fut misé-rables & mandians.
Si nous appliquons cet exemple aux Républiques, ildevient encore d’une toute autre importance que dansune Monarchie, où la voloijté immédiate ,du Souverainpeut parvenir à corriger les- abus. Si une République,Genève, par exemple , qui ae lubíiíte que de son commer-ce Si de ses Manufactures lachoient la bride à ses réglemens,far ses pcoíeffions, je la croirois pettsoë malgré tout c§