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Tome quatrième.
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dignité. II jugea la congrégation avecjustice, & avec l’équiié la plus parfaite.On lui offrit le générât, & il ne dé-pendit que de lui de Paccepter; mais ille refusa constamment, & ne voulut au-cun emploi. Les opérations de ce cha-pitre ayant paru un peu hardies à lacour, à cause qu’on avoit déposé le P.Thibaut du généralat, on dit que M. lecardinal de Fleury répondit à ceux quilui en parloient : On ne doit pas être sur-pris de ce qui s’est passé au chapitredes Bénédictins, ils avoient un Guerrierà leur tête.

Les peres du chapitre, avant de se sé-parer, avoient écrit une belle lettre aumême cardinal, pour lui demander saprotection pour la congrégation auprèsdu roi, & on le supplioiten même tempsd’assurer à fa majesté qu’on s’étoit con-formé en tout aux ordres qu’on en avoitreçus. Dom Guerrier crut devoir com-poser un mémoire apologétique , oùrien n’étoir oublié pour justifier les opé-rations & les dispositions faites par lechapitre. 11 répondoit à tous les repro-ches qu’on faiíbit à ceux qui le compo-íoient. II écrivit à M. le cardinal de Fleu-ry pour lui demander la permission delui faire présenter ce mémoire. L'ayantobtenue, il l’envoya le 31 Décembrej 729 avec une seconde lettre. On ditque le cardinal avoit paru en être con-tent. Dcm Guerrier en fit tirer des co-pies , qui furent envoyées dans plusieursmonastères. 11 n’y parle des ennemisdomestiques, auteurs des troubles, &de Dcm Thibaut même, qu’avec beau-coup de modération.

Quoique le P. Guerrier fut devenuinfirme depuis environ huit ans , sesinfirmités,quelque grandes qu’elles fus-sent , ne l’empêchoient pas d’assister aux

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offices de jour & de nuit, de prêchesla parole de Dieu, 6 c de faire fes au-tres fonctions curiales. Rien n’étoitcapable de refroidir fa charité & sonzelepour le salut de son troupeau. L’an1731, qui fut celui de fa mort, il donnala retraite qu’il avoit coutume de don-ner chaque année pendant trois jours àMeilleurs de la confrairie du saint sa-crement , établie dans l’églife de l’ab-baye, & fit deux exhortations par jouravec un zele apostolique.

Cependant on s’apperçut que lesplaies qui croient à fes jambes ne fltioientplus, & fembloient fe fermer. Survintbientôt une oppression de poitrine ,qu’on traita d’aílhme. La maladie aug-mentant, on ne fe contenta pas d’ap-peiler les médecins de Sainr-Jean d’An-gély, on fit venir le plus fameux de laville de Rochefort. Pendant qu’on n’é-toit occupé qu’à prolonger les joursprécieux du malade , il ne s’occupoitque des années éternelles, 6 c des moyensde sanctifier les derniers momentsde fa vie. Aprés avoir travaillé fansrelâche pendant si long temps à la vignedu Seigneur ; après avoir gagné tantd’ames à Dieu, & avoir ramené dansle sein de Féglise tant de frétés errants ;après avoir vécu dans la plus granderégularité, & fait toutes sortes de bon-nes oeuvres, il croyois encore n’avoirrien fait qui fut agréable à Dieu, & necessoit de s’humilier en fa présence, re-doutant fes jugements; mais fe confianten fa miséricorde. Dans le temps qu’ons’imaginoit qu’il étoit mieux, il tombaen foibleffe, reçut l’extrême-onction,& rendit paisiblement son ame à Dieu »le 31 Octobre 1731.

MM. les officiers de lafénéchaussée,en robes de palais , les magistrats de

ritôteit.