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Tome quatrième.
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«n 1697 , &les deux derniers en 1698,Le. édition augmentée en 1700. C’est undes plus considérables ouvrages du pereLami. II est dédié à madame la duchessede Guise, & a été imprimé chez J. B.Delespine & André Pralard. L’auteuren avoit longtemps redouté l'i m pres-sion , dont le public est redevable auxempressements de madame la princesseChristine de Salm.

Le but de cet ouvrage, qui comprendtrois traités & des éclaircissements furchacun de ces traités , est d’exciterl’homme à l’étude de soi-méme, 8c à lalui faciliter. Le premier traité montrela nécessité 8c l’importancede cette étu-de, les dispositions qu’il faut y appor-ter, 8c les moyens que la solitude don-ne pour y réussir. Le pere Lami parledes études des moines ou solitaires. Lapremiere 8c la principale doit être des’instruire de leur religion, 8c Rappren-dre tout ce qui regarde J. C., rétablis-sement de son église, 8c ce qui le figuredans l’ancien Testament 6c l’exprimedans le nouveau. II prétend que dansune communauté de solitaires il doittoujours se trouver des personnes d’unecapacité non commune, qui puissentdonner aux jeunes gens une idée desdogmes, 8c les rendre capables de lespuiser dans les sources. II ne croit pasqu’il soit à propos que les moines s’en-gagent dans l’étude de la philosophieícholastique. La fin des études des soli-taires doit être la connoiffance de Dieu8c de soi-même, l’amour de Dieu 8c lahaine de soi-même. II traite du travaildes mains, 8c montre combien il estavantageux aux solitaires pour les con-duire à la fin de leur état, pour expierleurs péchés, 8c pour éviter l’oisiveté. IIks avertit d’une illusion, oìi plusieurs

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tombent en méprisant les austérités ,fous prétexte qu’elles ne s’exercent quefur le corps, 8c leur fait voir que bienque le corps en soit abattu , c’est néan-moins l’efprit qui les sent, qui en estblessé , 8c qui les offre â Dieu pour sa-tisfaire à fa justice. Comparant ensuitel’étude avec le travail des mains , ilprouve l’avantage qu’elle a au dessusdans la vie solitaire. Elle abbat plus lecorps, elle humilie plus l’esprit, amor-tit mieux les passions, elle détourne plusefficacement les tentations , 8c bannitmieux l’oisiveté.

Dans le second traité le pere Lamiconsidéré l’homme selon son être natu-rel ou physique. Il divise ce traité endeux parties. La premiere contient ìzréflexions fur le corps humain & furfes fonctioris. Dans la seconde , il traitede l’union des deux substances qui com-posent l’homme , examine en quoi elleconsiste, quelle en est la cause , lesfuites, les défauts 8c les avantages.Après avoir fait connoître 8c sentir ladistinction de l’ame 8c du corps , il dé-montre la spiritualité & ^immortalitéde l’ame, par les principes de la meil-leure philosophie, qu’il développe &qu’il applique aux circonstances parti-culières d’une maniéré très fine.

Dans le troisième traité il s’agit del’être moral de l’homme ou de la scien-ce du coeur. Dom Lami le considérépar rapport à Dieu , par rapport aucorps, 8c absolument, 8c en lui-même.En pénétrant dans les replis du cœur,il découvre les passions de l’homme,fes contrariétés , la grandeur 8c fa pe-titesse , fes lumières 8c fes ténèbres, faprésomption 8c son impuissance. II dé-taille les illusions que les passions fontau cœur & à l’efprit, 8c parcourt cel-

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