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RUS
Il signifie Grossier. Peu poli. Incivil. (Avoir des manié-rés d’aeir grossières & rustiques. II a 1 elpnt rustique.C’eft une petite fi le fort rustique & fort mal elevee.)
ì RUSTIQUE , se dit en termes d 'Architecture . Unapelie , ouvrage rustique , celui qui est composé de pier-res bruns, ou de pierres taillées à l’imitation des pier-res brutes. On apelie dans la même acception. Ordrerujiique., Tordre d’Architecture le plus simple de tous,& le plus dénué d’ornemens.
RUSTIQUEMEN r , adv. [RuJUcano mort , rujtìce jD’une maniéré grossière & incivile. (H en a usé fort ru-
ltiquement.)
RUSTIQUER , v. alí. [ Ruditer polire. J Terme deMaçonnerie. Rujìiquer une pierre , c’est la piquer avecla pointe du marteau seulement, au lieu de la polir.
f RUSTIQUES. Terme d ’Arcttitttture. On le dit eNparlant d’une muraille, de la façade d’une maison qu’oncrépit , qu’on enduit en façon d’ordre rustique. (Ruiti -quer une inaison.)
RUSTRE, adj. [Inurba'jus. agrejtit.’] Grossier. In-civil. Qui n’est point poli. Qui lent le païlan. Ce motde rujire ne se dit, ce semble, que des personnes. (C’estun homme fort rustre. Elle est rustre autant qu on lelauroit être.)
RUSTRE ,f m. [Agraritts , rusticus.j Grossier. Pal-fan. Lourdaut. (Ah ! que n’ui-je un mari d une aullïbonne mine au lieu de mon rustre. Molière , Çocuima.ginaire.)
RUSTRE. [ Rhumbus in orbem formatas.] Terme deftajon. C’est une forte de figure en forme de losange.(11 porte desable à trois rustres d’or. Col.)
RUT,/ m £Cervi cervam expetentìs venereus astus JTerme de Chasse , qui fe dit des bêtes fauves. C’est letems où les bêtes fauves font en amour. Les cerfs lonten rut trois semaines , & ils y entrent en Septembre.
SAB
Le rut du chevreuil ne dure qu’environ quinze Jours, &commence en Octobre. On dit que le chevreuil jouitseul de sa femelle durant le rut, & que la femelle nesoufre point les aproihes.d’un aut e que de celui quil’a couverte cu commencement du rut. Salnoie. Voter.biche.
RUT . [JEJìus venereus.] Ce mot fe dit aussi des loups,des Jar/gl ers «S des renard j. Le rut des sangliers se tienttout le mois de Decembre , ct on dit que faute de layesils couvrent des truies s’ils en rencontrent. Le rut deiloups fe tient depuis la fin de Decembre jusqu-s en fé-vrier. Le rut ou P amour des renards , fe tient en De-cembre & Janvier. A u lieu du mot de tut cn parlant derenards, quelques uns dilent uâro', ct en pillant desloups, plusieurs emploient le mot de chaleur , au lieu decelui de rut.
■f * Métré une femme en rut. [Exe/tare ad venerem.]Façon de parler burlesque, pour dire la Métré en amour,l’eohaufer.
KUTH- Livre de l’ancien Testament, qui contientl’histoire de Ruth, & qui étoìt compris dans le canondes Juifs.
RUTOIR ,/#».[ Macerarium ] Terme de gensdes champs d'autour de Paris C’est le lieu où l’on faitrouir le chanvre. (Mon chanvre est au rutoir. Alerte!schanvre au rutoir. Tirer le chanvre du ru oir.)
R YPTlQUE,/ m. [ Deteyjìvum .] Médicament pro-pre à détacher & entraîner les humeurs visqueuses &corrompues adhérentes à quelques parties du corps.
RYTHME ,/ m. [ Rytbmus, num.rus , menjuraNombre , cadence, proportion que les parties d’unmouvement ont les unes avec les autres. Ale furs desVers.
RYTHMIQUE. Nom que les Auteurs ont donné à l’an.tienne danse des Grecs On apelie aussi vers rythmiqiusles vers léonins qui ont la même terminaison.
S Une des letres de Falphabet, qui fe prononce.esse , & qui est prise pour un substantif féminin(Une S. mal faite.
Même en ce moment sentens S,
Qu: fait là-bas de la diablejse.
Voit. Poes.)
S Cette letre entre deux voielles fe prononce commeun Z. Ainsi on prononce oison ct ruij'on comme s ilsétoie t écrits oiznn & ration.
Cette letre est apellée letre sifiante, à cause du sortqu’on frit la prononçant, ce qui la rend un peu rude;c’est pour cela qu’on Radoucit quelquefois lorsqu’ellefe trouve entre deux voielles , en lui donnant la pro.Jionciation du Z. Oison , oizon.
Sa prononciation varie beaucoup. Toutes les fois quel’r fe trouve au commencement d un mot, comme danssage, ou que dans le milieu d’un mot elle est ou pré.cedée d’une consone, comme dans penser , ou redoubléepar elle-méme , comme dans presse-, alors elle se pro*nonce toujours avec un siflement, & elle ne perd cefiflement que quand elle fe trouve entre deux voielles.Comme dans maison , qu’il faut prononcer comme (il’on écrivoi t inaizon, à l’exception toutefois de cesmots. MomJìUabe , parasol, présuposer, çsc. Souventmême elle a la prononciation du Z, quoiqu’elle suiveune consone, comme dans transaflion, transiger Çcf c.Dans !e milieu des mots étrangers elle fe conserve,comme Asdrubal, Esdras , Fejius Uc. & dans beau-coup d’autres , comme pejie, rejie , gejie , incejie, sejim,U?c. Ceux où l’on ne la prononce point, comme Mai-Jire , Apojìre. baiser, fsc. elle ne sert qu’à rendre laíilabe plus longue.
Pour ce qui regarde l’í finale, si l’on excepte les nomspropres , comme Venus , Mosnus , Fabius , elle ne fefait sentir que dans le mor Mr, qui est cette bouc quifort o une pluïe. Cependant on la fait entendre clansCî s mots, pas.a-pas, de pis en pis, vis-à-vis , de plus enplus. De meme qu en ces autres phrases , un bras em-pote , les lots enfant vendus ,maire Françoise.
Desmarais, Grain-
S.
4 F aire des S. On le dit Prov. d’un homme yvre 8qui va chanchelant de côté & d’autre.
8A [Sna.J Pronom possessif féminin. (Sa mere. SaFemme. Sa maison.) On dit au masculin Son. Vo'ïcZSon.
SAAMOUNA,/ m. C’est un bel arbre épineuxdes lniles, dont on tire un suc propre pour les irflarn-m .tions des yeux , pour fortifier la vûë & pour arrêtesles larmes involontaires.
5 BA 1 , )■ m. {Sabbatwn ] Fête observée par lesanciens Juifs avec un grand respect, au septième jourauquel Dieu fe reposa après avoir emploie les six joursprecedens à creer le monde. (Garder le Sabat . Obser-ver le Sabat. Violer le sabat. Dieu institua le sabat.Quiconque violon le sabat, étoit puni de mort.)
(D SABAT. Ce ternie signifie repos. Çe fut le septièmejour de la création du monde que Dieu fe reposa, com-me aiant parachevé son ouvrage ; & c’est à son imitationque les IRbreux celebrerenc le septième jour, qu’ilsapeilerent Sabatb. ct s’abstinrent de toute sotte d’ouvra-ge & de travail. Le Seigneur dit à Moïse dans le Levi-tique, ch. 22.,, Vous travaillerez pendant six jours, „le septième jour s’apellera Saint; vous ne ferez ce„jour-là aucun ouvrage car c’est le Sabat du Seigneur,,qui doit être observé par tout où vous demeurerez. “Ainlì Sabat & Saint etoient deux mots íinonimes parmiles Hébreux,qui n’auroient osé faire le moindre ouvragepour en tirer quelque profit, puisqu’il ne leur étoit pa*permis de s’oeuper aux choses nécessaires pour la vie,non pai même de ramasser la manne ce jour-là; car ilest dit au chapitre 16. des Nombres, vers. ,, Qu’ils,,amassent de la manne le 6e. pour la garder chez eux,,»& qu’ils en recueillent deux fois autant qu’en un autre,»jour. „ Et dans l’Exode, ch. tç.. vers j. ,, Vous n’allu- „nierez point de feu dans vos maisons le jour du Sabat ."Et enfin dans le ch. 16. de l’Exode, vers „ 11 fera „demain le jour du Sabat dont le repos est consacré au „Seigneur; faites donc aujourd’hui tout ce que vous,,aurez à faire, & gardez pour demain matin ce que,,vous aurez réservé. “ Les Rabins ont pousse la défensedu travail & de la moindre action jusques à faire croire