suz
l’homme. (Les gens sobres ne mangent point pourle plaisir, mais seulement pour la sustentation dc leurscorps. )
SUSTENTER, v. a. [ Susentare, mit r ire, ale-re.2 Ce mot n’entre guére dans le beau stile &signifie, Entretenir & Soutenir. (N’avoir pas dequoisustenter sa pauvre vie. )
SUTURE, s m. s. f. [Sutura, commissuracranii.2Terme d’ Anatomie qui est écorché du Latin & qui sedit en parlant de la tête. C’est une jointure des os ducrâne, semblable à une coûture , qui se fait en deuxfaçons : l’une en forme de scie, ou de dents de pei-gne , quand le bord des os est fait en scie, dont lesdents entrent l’une dans l’autre ; la seconde, en for-me d’ongle, dont l’une couvre l’autre. Celles-là s’apel-lent sutures vraies, & celles ci futures fausses. Lecrâne a trois sutures vraies, la corona/e, qui est fur ledevant & en arc ; la sagittale , qui est droit, & la su-ture lambdóide, qui est sur le derrière. Les deux su-tures fausses s’apellent temporales & elles bornent lesos des temples.
SUTURE,//. [ Sutura. ] Terme de Chirurgiens.C’est une réunion des parties molles quand elles fontdivisées, qui se fait par le moien d’une éguille & d’unfil. C’est une couture qui réjoint les parties molleslorsqu’elles sont divisées & séparées contre nature.Quand on panse les plaies du ventre & des boiaux,on a besoin d’y faire des sutures. 11 se dit aussi dela marque ou de la cicatrice qui reste à la place oùl’on a fait une suture. (II a été blessé en cet endroit,& l’on en voit encore la suture. )
SUZANNE,/ / [Suzanna. ] Nom de femme.( Suzanne fut sollicitée & calomniée par deux vieil-lards.)
SY 549
SUZERAIN , suzeraine , adj. [ Superitr imme-diatus. 2 Ce mot se dit de certaines Seigneuries tel-les que sont les Comtez, les Marquisats & les Duchez,& on apelle proprement Seigneurie suzeraine , la dig-nité d un fief aiant justice en propre. Voïez Loiseau,Traite des Seigneuries, c. 4 . ( Ceux qui possedent desSeigneuries suzeraines, se peuvent qualifier hauts Scpuillans Seigneurs. )
SUZON , f.s. [Suzanna.2 Nom de fille qui
veut dire petite Suzanne. ( Suzon est fort belle , &fa beaute la fera bien-tôt marier. Suzon est un peutrop éveillée. )
11 faut chercher tous les mots qu’on écrit ordinai-rement avec ST. aux letres Si.
SYN AXARION- Voïez Sinaxarion.
(§ STNECDOCHE. Voïez Sìnecdoche.
f S ïNODON , / m. ou Denter. C’est un pois-son de mer, qui est apéritif & restaurant.
, $ SYR1NGA > / m. Bel Arbrisseau qu’on cul-tive dans les Jardins. Ses fleurs sont d’une odeuragréable.
t§ SYRTES- Voïez Sìrtes.
SYSSARCOSSE, / / Terme d 'Anatomie, quisc dit de surdon naturelle des os, qui se fait parle moien des chairs ou muscles.
SYSTOLE, /. /. [Systole. 2 Contraction desventricules du cœur. II veut dire en termes de Gram-maire , racourcissement d’une fillabe longue.
SYSTYLE , / m. [Systi/us.2 Bâtiment où les co-lonnes sont placées moins près les unes des autres,qu’elles ne le font dans les Pycnostyles.
SYSYGIE ,//• [ Sizigia.2 Terme á’Astronomie.Conjonction ou oposition des Planètes avec le Soleil.
T.
T Lettre de l’Alphabet qui est une maniéré de sub-. Jiantis masculin, qu’on prononce té. ( Faireun grand T. Faire un petit t. )
T. Cette lettre sc prononce souvent comme un C.quand elle est immédiatement suivie d’un ì qui estacompagné d’une voielle , ainsi on prononce acíion ,rédemption , & plusieurs autres mots , comme s’ilsétoient écrits accion, redempcion. On excepte de cetterégie les mots qui se terminent en ie, comme partie,sor-tie, rôtie, &c. On en excepte aussi le pronom tien,tienne.
Cette régie des mots terminez en ie , soufre quel-que exception. Car on dit péripétie, ineptie, facetie ,comme s’ils étoient écrits avec un c. On prononcede méme Domitien, Diocletien , initier, patience, cap-tieux, & partial. Desm. Gram. Fr.
Les noms qui finissent en ment, ent, ou ant, per-dent la lettre t au pluriel. Ainsi sentiment, bienfai-sant, font à leur pluriel, sentiment, bien-saisans, Sc nonpas sentiments, bienfaisants.
A l’égard du T final, il faut encore observer, quequand dans la dernière fillabe du mot il n’est pré-cédé que d’une voielle, alors non seulement il nefaut pas manquer de prononcer ni 1 er de l’adjectifdevant le substantif, commençant par une voielle, cequi est indispensable, comme un maudit homme , nicelui du substantif devant un adjectif, commençantde la méme sorte, comme un regret extrême , maisil faut aussi à lífin du sens faire sentir 1 er de quel-que mot que ce soit, comme allumer un fagot, obli-ger un ingrat, &c.
Dans cette phrase, il part aujourd'hui, il est plusà propos de ne point faire sentir le t. Desm. Gram.Franç.
TA, TA, TA. Mots imaginez pour exprimerqu’une chose se faisoit vite , ou qu’on parloit vite.( Ta, ta, ta, cela fut fait en un moment. Ta, ta, ta,voilà bien instruire une afaire. Racine , Plaideurs ,f f- 1 . sc. )
(s TA, ton, tu. J’avouë que j’ai toujours eu dela peine à m’acoûtumer à la familiarité de nos Poè-tes, qui oubliant ce qu’ils sont, tutaient les Bois ,Princes, & Grands Seigneurs, comme s’ils étoientleurs égaux. Quand je vois le fils, le frere , Ponde ,le cousin, le beaufrere de Greffiers dire au Roi :
Jeune [f vaillant Héros, dont la haute sagesse.
N’est point le fruit tardif d’une lente vieil!ejse ,
Et qui seul, sans Ministre, à l’exermple des Dieux ,Soutiens tout par toi-même , N vois tout par tes yeux,
& dans le même stile ajouter :
Grand Roi, Jt jusqu ici, par un trait de prudence ,J’ai demeuré pour toi dans un humble silence.
Je ne puis m’empêcber de condamner cette licenceque l’entousiafme poétique ne fauroít excuser. Cepen-dant il faut la soufrir, puisque l’usage factorise, &que je vois des Auteurs graves & aprouvez lé servirdu tu S: du toi, en parlant à Dieu & aux Souverains;& voici comment ils sc justifient. Air . Godeau s’ex-plique ainsi fur ce point, dans fa Préface de la Tra-duction du Nouveau Testament : ,, J’ai mieux aimé„ paroitre fidèle à rendre les expressions de Saint„ Paul, qu’exact à suivre la politesse de notre Lan-,, gue ; c’est ce qui m’a fait toujours retenir la façon„ de parler à Dieu en singulier, & non pas en plu-,, riel, & de lui dire toi plutôt que vous. Je demeu-,, re d’acord que la civilité du monde veut que l’on,, sc serve de cette dernière façon : mais il est vrai„ aussi que la Langue originale du Nouveau Testa-„ ment ne connoìt point cette civilité, & que toutes„ les anciennes Versions que nous en avons, ne Pont,, point gardée. Les hommes ne croiront jamais que,, l’on manque de respect pour Dieu , quand on lui,, parlera par toii tant s’en faut. Je ne sçai si c’est,, un éfet de la coutume : mais il me semble que„ j’honore davantage fa grandeur en lui parlant ain-„ si, que si je lui parlois à la maniéré des hommes,„ qui sont si délicats dans leur façon de parler. Cer-,, tes, s’il y a quelque indécence de parler à Dieu „ par toi, n’y en a-t-il pas davantage que Dieu parla„ au Diable par vous ? ” Mr. de Scudery , dans faPréface de l’illustre Bassa, a dit : ,, Mais pendant que„ je parle de la bienséance, il est à propos de vous„ dire, pour qu’on ne m’acuse d’en manquer, que st’, vous voiez par tout mon Ouvrage, quand on par-,, le à Soliman, ta HauteJJe, ta Majesté, & qu’enfin„ on le traite de toi , & non pas de vous, ce n’est„ pas à faute de respect, mais au contraire c’est pour„ en avoir davantage , & pour marquer la coutume
Z z z ; „ de