ZED
YOIDE, ach. »r. Terme á’Anatomie. £ Yoidum 1•Nom qu’on donne à un os qui ne touche point les ex-trémité/ des autres, & qui n’a aucune articulation aveceux. 11 est situé à la racine de la langue & à la ligured’un lambda renversé.
» YOLATOLE,/»*. Boisson des Indes Occidenta-les, composée d’épis de maïs brûlez & réduits en cen-dres après qu’on en a ôté les grains.
YOLI, J- »». Nom que les Américains des Islesdonttent à la plante que ceux du Continent nommentPetun, & qu’on apeile Tabac en Europe .
ZEP 745
Brésil que les Médecins ont mis en vogue depuis peu ,& qui est d’un trés-grand usage dans plusieurs maladies,principalement dans la dissenterie.
(JL’emetique Çy’ le quinquina.
Entre mes mains font droguessiires,
Et mon ypecacuana
En dépit des jaloux fait d’incroiables cures.
Le Noble.)
YPEREAU, m. ffTprenJìs ulmus.2 Espece d’or°me à larges feuilles qui a été aporté en France des en-virons de la Ville d’Ypres .
Volez la lettre I. colonne IVO & colonne IVR.
Z.
f. m. C’est la dernière lettre de I’AlphabetFrançois , laquelle se prononce ze\de, commeil paroit par ces vers oe Voiture :
Faire un 2. Ablancourt.
Le 2 en François n’a qu’un son très-simple qui nedifere en rien de celui de l’r quand elle est entre deuxvoielles au milieu d’un mot.
Dans tous les noms & dans tous les verbes où le z estfinal, l’e de la dernière silabe se prononce comme une ferme' , comme prez , beautez , vous aimez , ffc. dewême que vous ferez, vous direz , où il faut éviter laprononciation de l’e ouvert , & alors le z ne se faitpoint sentir. Defm. Gram. Fr. II faut pourtant exce-pter succès, procez,&e.
ZACAR1E , f. m. [ Zacbarias. ] Nom d’homme.(Le Pape Zacarie aprouva sélection que les Françoisfirent de Pépin pour être Roi de France .)
ZACCON ,s- m - Espece de Prunier sauvage. Ontire de íòn fruit une huile par expression, qui est pro-pre pour discuter & refondre les humeurs froides & vis-queuses.
ZACINTE ,ff. [ZacivtbaJ Plante dont les feíiil-leu ressemblent à celles dc la chicorée sauvage, elle estexcellente pour emporter les verrues. Mr. Tournefortl’apelle cbicorìum vermearium.
ZAGAÍE , f f [ Hajta, jaculum. ] Sorte de granddard dont les Mores se servent pour combatte. VolezAb Une. Marmol. (11 fut percé d’une zagaie , & mourutlur la place. Ablanc. Marmol.')
f ZaGU ,s- m. Grand arbre semblable au Palmier ,qui porte en son sommet une tête ronde, au milieude laquelle on trouve une espece de farine, dont leshabitans de l’isle de Ternate font du pain.
ZAJN , adj. [ Nec leucophaus nec ullâ ex parte al --bus. ) Ce mot ne se dit proprement qu’au masculin enparlant de certains chevaux, & il veut dire, qui estd’un poil obscur, qui est tout d’un poil & sans aucunetache. (Cheval zain.)
ZAIN, ou zìn, f. m. Zainium. ) C’est une fortede pierre métalique qui donne au cuivre rouge uneteinture jaune. D’autres l’apellent antimoine femelle,& disent que mêlant le zain avec l’étain d’antimoi-ne, il le blanchit & le durcit. On l’apelle aussi étain
de glace.
ZANI, f m. [Sannio.J Ce mot vent dire le facé-tieux d’une troupe de danseurs de corde, ou d’autrespareilles gens, mais il est plus Italien que François.On dit ordinairement. C’est le facétieux de la troupe,& non pas le zani de la troupe. (La Comédie Italien-ne est un ramas de concerts impertinens dans la bou-che des amoureux, & de froides boufonneries dans cel-le des zanis. S. Evremont , Comédie Italienne.)
ZAPOTE,/«í. Fruit qui vient dans la nouvelleEspagne, & qui est d’un bon goût, mais il n’est passain.
ZEDOAIRE,/ f. Racine qui naît auxIníles Oc-cidentales d’une plante dont les feuilles font semblablesà celles du gingembre, EU# est bonne pour U colique
venteuse.
ZELATEUR > f m. '[Zelator, zelotes.] Ce mot nese dit guère en parlant, maison le dit quelquefois enécrivant. C’est à-dire, Celui qui est zélé pour une per-sonne. Partisan d’une personne. (C’étoient des gen*de bien & zélateurs de Cicéron. L’abé Taleman , Plu .torque, vie de Cicéron , p. 48;.)
ZE LE, J', m. [ Zelus , ardensJludium.’} Afection arden-te. (Un 2éle discret. Un zélé indiscret, fatal, aveuglfi,ardent, brûlant, grand, violent. Avoir du zélé. Ablanc.Etre aveuglé d’un fatal zélé. Racine , Ipbigenie, a. 5,Donner un zèle. Am.
11 faut qu’ilsoit humble , il faut qu’il soit fidèle,il faut que la raison en conduise le zélé.
Gom. Poës.
Brûler d’un saint zèle.
Port-Roïal.)
Ce mot zélé ne se dit que de l’inferieur à l’égard d»supérieur. Etquad il se dit des Princes, ce n’est quepour marquer leur Religion. On dit c’est un Prince,qui a un zèle particulier pour la Religion; & des parti-culiers on dira, il brûle de zélé pour ses amis. Onaprouve, ou l’on condamne le zélé qu’il a.
Que fur le bien public votre zélé fe fonde ,
Et qu’un heureux fuccez à ce zélé réponde.
ZE'l.E', zélée, adj. f Fervent, ardens,JUtdio incenfus.JQui a du zélé, del’ardeur & de la ferveur pour quel-que personne, ou pour quelque chose. (Etre zélé pourson parti. Le Duc de la Rochefoucaut, Mém.)
ZE NITH, f m. [Cali vertex.] Terme d’Astrono-mie. Prononcez zéni. Celui des pôles de l’horison quiest lûr notre tête.
ZL'NITH. [funrlum verticales ] Terme de Géographie.C’est le point vertical qui dans le Ciel correspond per-pendiculairement à la tête d’un habitant.
(t * Des hauts esprits le leur est le zénith. Reg. Sa.tire 9.)
ZENOBIE,// . [Zenobia.] Nom de Reine qui fut
célébré par son courage , qui de quelque endroit de laterre gouverna l’Empire d’Orient , & qui fut enfin vain-cue par Aurelien.
La Ville de Palmire fut prise peu de jours après, &Zenobie arrêtée comme elle s’enfuioit chez les Perses.Defpreaux, Prés. du Sublime.
ZENON , f- m, [ZenoJ Nom d’homme. ( II y aun Empereur & un Philosophe qui ont porté le nom deZenon .)
ZEPHIRE , zéphir , f m. [ Favonius, zephirm J Ondit en poésie zéphire & zéphir au singulier. Néanmoinsle plus usité c’est zéphire, soit en vers, soit en prose. Maisau pluriel, au contraire, zéphirs est beaucoup plus enusage que zéphires , & sur tout en prose, ou l’on ne ditpresque jamais zéphires, mais zéphirs. (Le zéphire est unesorte de vent doux, agréable, & favorable aux chosos dela terre. U11 doux zéphire. Abl.
Tantôt couché fur un vieux chêne ,
Retenu par un doux sommeil,
Le zéphir de fa tendre haleineLe rafrachit à son reveil.
A ut. anon.
En cet endroit le baume , en cet autre la mhre,M’envoient leurs parfumsJ'ur l’aìle du zéphire.
Godeau, Poésies, 1. partie, Egìogue 4.
Tome ILL S b b b b Que