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[Tome Troisième P-Z]
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YAC

propres de ville, je les passe, à cause que je nai pasentrepris de faire un Dictionnaire de Géographie.

XOCHICOPALLI, s. m. Arbre des Indes Occi-dentales , qui croît dans ia Province de Mechoacan.11 en fort une liqueur qui sent le limon.

XOCOATI , s. m. Boisson que font les Mexicainsen prenant du maïs cuit & réduit en masse. On sensert pour temperer les ardeurs de Burine.

YEU 745

XOCOXOCHITTL. / m. Grand arbre de la

Province de Tabafco, & de la Jamaïque . Ses feuillesfont semblables à celles de l'Oranger. Les Espagnol *apellent son fruit Poivre de Mexique , & Mr. Redi,Poivre de Chiapa,

XUTAS- / m. Oiseau qui ressemble à une oie, &qui s'aprivoife de même. On ne le trouve que dans lesIndes Occidentales.

Y

Y , s. m. Lettre quon apelle y grec, & quonprononce y grec. Cest une des lettres delAl-phabet François. (Faire un y grec. Ly grecest presque aujourdhui banni de la LangueFrançoise, & en sa place on sc sert de l'rsimple.)

Y. La plupart ne se servent de cette lettre quauxmots qui viennent originairement de la Langue Grec-que ; & encore même se trouve-t-il des gens qui écri-vent par un i lìmple les mots qui décendent du Grec.Ils ecrivent Chrijojlome , colite , & non pas colyre , niChrysoslonie, Si j o se dire mon sentiment-dessus, iime semble quil ny a pas en cela un fort grand mal.Les Espagnols , & Jes Italiens, dont la Langue vient>du Latin & du Grec, auffi-bien que la nôtre; ne feservent point de Y y grec, & pourquoi ne les pas imi-ter en ce quils ont de bon, fur tout puisque notreLangue neít plus dans lenfance comme elle étoit, ily a environ mille ans '!

Cependant lorsquelle est entre deux voyelles, &quelle tient lieu de deuxïz, il est à propos de letn-ployer, comme dans ces mots. Ejsuyer, égayer, apuyer,bayonnette , &c. Et dans ces autres mots , pays , pay-sage , (clon Moniteur Desmarets, page 64. GrammaireFrançoise, in t r.)

Y. Se conserve encore dans les finales de quelquesmots, comme Epy, sourmy, quoiquà proprement par-ler on puisse mettre un 1 en la place lans Icrupule.

II faut observer que quand Y est mis immediatementaprès la seconde personne linguliere de limperatif,cette seconde personne sécrit & se prononce avec unT, à la fin , comme vas-y , donnes y tes foins. Acadé-mie Françoise .)

Y Cette lettre se conserve encore & même par sesennemis les plus déclarez, cette lettre, dis-je, se con-serve lorsquelle est emploiée pour marquer un lieu &quelle est une espece dadverbe. (Ceux dont la viesera pure ne demeureront-ils pas dans le SaintTaber-nacle du Seigneur ? oui, jls y demeureront. Port Roial.

0 On a proposé cette phrase à Messieurs de lAca-deinie: Si-tit quil fut arrivé, il ft fortifier les lieuxqui y avoient le plus de disposition. Les sentimens furentpartagez ; les uns difoient que,, Yy est tout à fait vi- cieux, parce que cest un relatif qui fe raporte à,, un verbe fousentendu ; car la construction naturelle,, est. - II fit fortifier les lieux qui avoient le plus de di. jfilfition a être fortifies. Mais cette répétition étant,, désagréable, on trouva quil valoit mieux donner>, un autre tour à cette phrase, que de faire une faussej, relation. Les autres soutenoient au contraire ,que fortifier qui est au commencement de lu même phrasé, sufit pour amener le relatif; quil ny a au- cune oblcurité, & que cet.7 fait de lélegance en ra-», coure,liant le discours : Que «Bailleurs il fe trouve assez souvent que le relatif tient lieu dun cas qui nest pas exprimé, comme dans cette même phrase,, par cet autre tour ci: Si-tst quil fut arrivé , il fit fortifier les lieux qui avoient le plus de disposition àlétre. Voilà - lauicle le en forme de relatif qui ne5, laisse pas davoir grâce fans le participe/»{/ïe2 , au- quel pourtant il a raport, quoiquil sort íousentendu.1, On doit pourtant tomber dacord que lexactitude du stile demande quon évite ces irregularitez , furtout en écrivant. Décisions de C Académie Françoi-fe de L. T.

Y. Cette lettre fe garde aussi par tous les tems dece verbe impersonnel il y «; car on écrit il .y avoit,îl^> eut, ii y eût eu, il y aura, quil y ait, &c.

( * Vous ny étés pas. Sorte de façon de parler pro-

verbiale , pour dire , vous ne lentendez pas, ou ,vous naurez pas ce que vous pensez.)

Y-GREC. Subfiantif Masculin. Terme de Papetier .Cest une forte de petit papier. (Donnez-moi de ly-grcc.)

On met quelquefois cette lettre y , au lieu de lui.(Ce tableau est agréable & il y faut meure un quadrebien doré.)

YAC. Votez lac.

YACAVANDA,/ M. Arbre de FIsle de Mada-gascar , qui ressemble beaucoup au prunier aussi-bienque YTatica.

Voïez la Colonne JEB. & la Colonne JEU,

f Y'ECOLT,/ ni. Fruit de lAmerique qui creitfur un Palmier de montagne, nommé en Latin Tocoltutarbor. On fait des feuilles du fil très délié, qui sertà faire de la toile.

YEUSE, / / En Latin, ilex. Espece de chêne,qui a une écorce unie & rousse. On lapelle aussi chêneverd, parce quil conserve tout lhiver ia verdeurses feuilles. 11 y a deux efpeces dyeufe, lune qui ades épines & lautre fans épines.

YEUX, / un. \Oculi.'} Ce mot est le pluriel dumot ail. La plupart gardent encore Yy grec dans le motd 'yeux. Les yeux font des parties organiques qui fontdestinées pour la vûë tant dans les hommes que dansles animaux. (Yeux fins, brillans, pleins de feu, vifs,beaux , doux, rians. Yeux à fleur de tête. Yeux ba-tus. Yeux languissans, yeux noirs , à. Yeux bienfendus.

De combien desoupirs interrompant le cours ,

Aise évité vos yeux que je eberebois toujours.

Racine.)

0 Les yeux bleus font languissans, & très-propre*à inspirer la tendresse :

Climene a les yeux bleus, U languitfansse plaindre çéfe.

Fout ce quen leurs regards ces beaux yeuxfanent dire,

Ceji que la mort ejì belle en suivant leur empire ;

Ils promettent la mort à leurs adorateurs ,

Et personne jamais ne les trouva mmteurs.

LAbé Régnier, Eglogue.

f fe vois ici des yeux qui ont bien la mine dêtre fortmauvais garçons. Molière , s Hic ocutos intueor amato-rios .1 Cette façon de parler est goguenarde & burles-que , elle veut dire, je vois des belles qui ont desyeux propres à faire des conquêtes.

Avoir devant les yeux. s/a conspeciu habere .J Ceiì.voir presque sans cesse , voir presque à tout moment.Voir quand on veut. (Un mari qui a une laide femme,est à plaindre pat ce quil a toujours un vilain objetdevant les yeux.)

* Avoir la mort devant les yeux. Arn. [Annos ster-nes in mente habere J Cette façon de parler est figurée,& signifie penser à la mort.

Regarder entre deux yeux. Ablanc. Luc. £Fixo ocu .lorum obtutu aliquem ajpicere.J Cest-à-dire , envisagerune personne fixement, & avec quelque sorte défron-terie.

' setter les yeux fur quelcun. \_Alsquem intueri, aspi-cere.l Cest regarder quelcun.

A: an s vite, ète-toi de devant mes yeux, vilaine. Mol.Bourg. Gentilhomme , aci. 3 . {Procul bine.] Cest-à dire.Que je ne te voie plus, éloigne-toi de ma présence.

A qui croiras-tufi tune crois à tes yeux. Ablanc. Luc.\Cui fidem babebis nifi tibi ipfi.~] Cest-à-dire, A quiajoûteras-tu foi, si tu ne crois ce que tu vois.

Cefi